De Mónica Collantes Fernández / Motosan.es

Le passage du pilote espagnol en Moto2 semble avoir été une bonne idée au vu de ses premiers résultats, et surtout compte tenu de son poids. Un problème rencontré en Moto3 qui ne lui manque pas du tout.

Le Championnat du monde de MotoGP se trouve paralysé en ce début de saison, tout comme le reste des compétitions sportives. Malgré cela, les catégories Moto2 et Moto3 ont pu disputer la première course d’un calendrier plein d’incertitudes. Dans la catégorie intermédiaire, nombre de regards étaient tournés vers Arón Canet qui effectuait ses débuts après avoir terminé vice-champion du monde Moto3 l’an passé.

Le pilote valencien est en effet monté d’une catégorie cette année et est arrivé au sein d’une équipe d’expérience avec le team Aspar. Figure un peu à contre-courant du paddock, toujours à plaisanter avec les médias, Canet a impressionné lors des tests de pré-saison en démarrant à un niveau très élevé et avec un rythme plutôt prometteur.

Comme tout pilote changeant de catégorie, il a recherché dans son équipe un aspect fondamental permettant l’arrivée de bons résultats : une bonne ambiance liée à un bon contact entre les membres du team. « Ce que je recherche, c’est le fait d’avoir un clan dès le début. Le plus important dans chaque équipe c’est d’avoir une petite famille qui te soutient. Il n’y a rien de mieux qu’arriver en faisant l’idiot et en rigolant car comme ça tout le monde s’ouvre », a-t-il expliqué auprès de DAZN. Il semble que cela ait fonctionné puisqu’il s’est parfaitement adapté à sa nouvelle structure.

 

 

 

Et c’est ainsi qu’il a décroché la huitième place au terme de sa toute première course en Moto2 au Qatar la semaine dernière et a eu la satisfaction « d’avoir atteint l’objectif » qu’il s’était fixé, en plus de s’être adapté plus rapidement que prévu. « Je m’attendais à être bien plus loin et en difficulté. Mais dès le début je me suis bien adapté et les motos n’ont pas de grand secret. Ici, il faut travailler et trouver son rythme. C’est vrai qu’en course je me débrouille bien et que j’ai le rythme pour être devant, mais je ne suis pas un pilote “à coups d’éclat” comme Jorge Martín et toutes ses pole positions. »

 

Mais plus encore que son résultat, Canet se montre pleinement satisfait de ce changement de catégorie en raison de son poids. Dès ses premières déclarations, il n’avait pas manqué d’y faire allusion. Avec ses 65-66 kilos, il est désormais bien plus à son aise qu’en Moto3, où le poids requis est de 61-62 kilos, chose qui l’a « fait beaucoup souffrir. »

« Je faisais ce poids en Moto3 sans rien manger. J’avais des vertiges dès que je me levais du canapé et je suis tombé plusieurs fois. J’allais me coucher et je n’arrivais pas à dormir car j’avais faim. C’était extrême. Personne n’en a bavé autant que moi en Moto3. Ce n’est pas agréable d’être le “gros” de la catégorie et de se faire doubler en ligne droite », a-t-il confessé. Désormais, la situation a changé du tout au tout, et il se sent bien mieux en étant l’un des plus légers du Moto2.

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