Le paddock des Grands Prix serre les dents et les rangs face à ce coronavirus qui met le monde au pas et à l’arrêt. Sa fonction sociale est de courir sur les circuits existants sur toute la planète. Un confinement généralisé revient donc à un étouffement anxiogène. Mais la crise ne durera pas et il faudra être prêt pour remettre la machine en route. Pour l’instant, il faut être réactif et imaginatif. L’idée d’un Grand Prix sans vendredi fait son chemin et reçoit une oreille de plus en plus attentive. Le pourtant réservé Aki Ajo est même carrément fan…

Le coronavirus nous prive de sortie et de Grand Prix. Pour faire passer un peu la pilule, une course virtuelle avec les cadors en lice derrière une manette avec pour cadre le Mugello aura lieu ce dimanche. Mais en coulisse, on réfléchit à ce que sera la saison 2020 qui commencera carrément au second semestre. La promesse encore tenue de 19 Grands Prix au calendrier sera une gageure à tenir. A moins qu’on ne donne un coup de canif dans le programme traditionnel d’un meeting.

Justement, c’est le vendredi qui pose question afin de ne laisser que le samedi et le dimanche comme ouverts au spectacle. « je ne vois pas de gros problème à disputer un Grand Prix raccourci au samedi et au dimanche » avance d’ailleurs Aki Ajo, patron des écuries éponymes en Moto2 et Moto3. « Si on démarre en juin, Dorna fera tout son possible pour éviter des annulations. Même si on doit courir jusqu’en décembre. »

Le Finlandais poursuit : « un programme si concentré ne posera pas de problème aux gens qui travaillent sur les Grands Prix. Dorna n’a plus qu’à trouver suffisamment de sites où on pourra courir. Si on part sur un schéma de deux jours, on pourra tenir le rythme d’une course tous les huit jours. »
Il ajoute même : « on pourra accorder une journée de repos aux personnels et un week-end de relâche. On ne souhaite pas voyager à travers le monde durant six mois consécutifs. »

Il termine : « notre promoteur Dorna est si expérimenté et imaginatif que c’en est rassurant. Je suis convaincu qu’il trouvera les meilleures solutions et que, en cas de nouvelle urgence, il saura mettre de nouvelles et différentes options sur la table. » Et ses capacités seront sans doute sollicitées puisque l’on en est à présent à envisager une entame de saison en juillet, avec un trio Jerez, Le Mans, Mugello. Il y a aussi la Finlande inscrite ce mois-là. A suivre…

 

 



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