Valentino Rossi n’a pas connu une mauvaise journée en ce samedi à Assen. Il s’est retrouvé d’entrée dans le top 10 et donc directement en Q2. Un exercice qu’il a cependant terminé douzième, c’est-à-dire dernier de la fournée. On connait sa situation délicate et le fait qu’il regrette une future retraite qui s’impose à lui plutôt que ce soit lui qui la décide… Ce qui permet de se lâcher sur certains sujets et notamment un, souvent évoqué par le Doctor : Michelin…

Lors de sa conférence de presse, Valentino Rossi a réservé un passage au manufacturier unique du MotoGP qu’est Michelin… « La journée a été plutôt positive. Ce matin, j’avais un bon rythme et je me sentais bien avec la moto. Nous avons fait un bon tour et nous sommes entrés directement en Q2 avec le neuvième temps. Cet après-midi, avec la piste plus chaude, nous avons eu un bon rythme avec les pneus durs. En qualification, je me suis un peu amélioré, mais j’ai terminé douzième. Demain devrait être sec et en fonction de la température nous devrons choisir les pneus ».

Pour Rossi, Michelin rebat toujours les cartes

A partir de là, le Doctor analyse… « Michelin avait dit que le pneu dur n’était pas un pneu de course, mais parfois, même eux ne savent pas quel pneu est le bon. Ici, le dur sur le rythme aujourd’hui avait un avantage de 6 dixièmes, au moins pour moi.  C’est 20 secondes à la fin de la course. Aujourd’hui c’est comme ça mais pour demain il y a un point d’interrogation. A Barcelone, lors de la FP4, j’ai mis le dur et j’ai fait le septième temps et le tour en 1’40.3. Le jour suivant, nous avons eu les mêmes conditions et avec le même pneu j’ai fait un tour en 1’41.2 et j’étais derrière et j’ai aussi chuté. C’est une situation stressante qui rebat toujours les carte».

Valentino Rossi insiste le cas Michelin en prenant même pour exemple le cas de Maverick Viñales : « le MotoGP d’aujourd’hui est très difficile pour tout le monde, car toutes les motos sont compétitives ainsi que les pilotes, qui sont tous proches. La piste fait une grande différence, mais aussi la façon dont se déroule le week-end. Si vous êtes malchanceux, que vous avez un accident ou que vous avez un mauvais pneu, le week-end peut prendre une certaine tournure, alors que si vous partez bien dès le début, si vous mettez le bon pneu au bon moment, vous pouvez gagner jusqu’à 12 positions et tout changer psychologiquement. Maverick est un pilote très rapide, mais ici à Assen, il a quelque chose en plus, il a toujours été très fort et donc, à mon avis, cela l’a aidé à donner le meilleur de lui-même et à rouler si bien ».

Rossi

MotoGP Assen J2 : qualifications

Crédit classement motogp.com



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