Brad Binder sera cette saison l’un des trois débutants en MotoGP. Avec Iker Lecuona, lui aussi sur KTM, mais aux couleurs de Tech3, et Álex Márquez, officiel Honda, le pilote d’usine de la marque autrichienne a au moins un objectif clair cette année : s’affirmer comme le meilleur des rookies. Le vice-champion du monde Moto2 2019 sera également regardé par tout un pays, puisqu’il est le seul Sud-Africain en lice dans la catégorie. Une pression qui sera son quotidien en 2020 et qu’il aborde ainsi…

Brad Binder est reconnu comme étant un pilote prometteur, et KTM espère bien avoir trouvé en lui la perle rare justifiant tous les efforts d’une solide filière mise en place depuis des années. Car le pilote de 24 ans est un pur produit des Autrichiens. Il a débuté sa carrière internationale sur la marque autrichienne en 2009 par le biais de la Red Bull Rookies Cup. En 2011, Brad a célébré sa première victoire dans cette série junior à Estoril et a fait ses débuts en Grand Prix 125 sur l’Aprilia de RW Racing GP à Indianapolis la même année. Une infidélité de courte durée. Ses 15 victoires en Grand Prix ont toute été acquises sur une KTM.

Une fidélité qui a ses avantages : « je pense que j’arrive à un bon moment et les choses s’amélioreront pas à pas. Je suis chez KTM depuis le Moto3, donc je connais tout le monde et je comprends comment ça se passe » commente Brad Binder après que la marque a présenté ses nouvelles couleurs ce mardi. « Je suis sûr que je peux faire du bon travail pour KTM. »

Une efficience par ailleurs obligatoire, car KTM n’est pas du genre à faire de la figuration : « KTM est à 100% là pour gagner, donc la pression est là. » Une exigence qu’il a ressentie d’entrée en évaluant son nouvel environnement : « je ne sais pas combien de personnes sont dans l’équipe d’usine, mais j’imagine qu’il y en a environ 50. Je me trompe peut-être, mais je me souviens qu’après mes premiers tours de roues, je suis entré dans le box et j’ai senti 20 personnes me regarder, attendant que je leur dise quelque chose… Et tout ce que je pouvais dire était, “C’est vraiment cool… Mais je pense que nous avons besoin de quelques tours de plus”. C’est fou parce qu’il y a tellement de monde derrière toi et tout le monde a son boulot. »

 

 

 

Brad Binder n’a pas seulement toute l’attention d’un constructeur. Il est aussi le centre d’intérêt de tout un pays ! Depuis qu’il a remporté le titre en Moto3 en 2016, Binder, né à Potchefstroom, est le troisième champion du monde de moto d’Afrique du Sud après Kork Ballington (double champion du monde dans les classes 350 et 250 cc en 1978 et 1979) et Jon Ekerold (1980 dans la classe 350 cm3). Il est le seul sud-africain de la grille MotoGP : « c’est super, je suis allé en Afrique du Sud et le battage médiatique est grand. C’est formidable de voir combien de personnes sont plus excitées que moi. C’est fou. Vous pouvez sentir tout le pays derrière vous. J’en suis fier, il n’y a pas de meilleur sentiment que de gagner une course, puis de voir le drapeau et d’entendre l’hymne national. Je pense que je suis probablement le plus fier d’Afrique du Sud ! »

Brad Binder termine son approche sur Speedweek en ayant quelques mots sur son équipier, Pol Espargaró : « il a beaucoup d’expérience. Il est sur la KTM depuis trois ans et la façon dont il pilote la moto est incroyable. Il m’a fait faire quelques tours de piste derrière lui pendant les tests. La façon dont vous devez mener cette moto ressemble à un travail acharné Il bouge beaucoup sur la moto, ça ressemble à un combat. Je dois apprendre beaucoup pour arriver à ce niveau. Il semble qu’il ait une grande confiance dans la moto, ce qui est formidable à voir et à analyser dans les données. Pol est aussi un gars formidable à qui parler. Je pense que je peux lui demander n’importe quoi et il essaiera toujours de m’aider. »

 


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