À l’image de Johann Zarco pour Ducati, Miguel Oliveira s’est emparé du flambeau de KTM lors de cette première journée du Grand Prix de la République Tchèque à Brno.

Déjà auteur du cinquième temps à Jerez, où il avait vu toutes ses chances de briller en course réduites à néant dès le premier virage par la faute de son futur coéquipier Brad Binder, c’est cette fois détenteur du troisième meilleur chrono que le pilote Red Bull KTM Tech3 conclut sa première journée sur le circuit de Masaryk avant de répondre aux questions des journalistes.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les propos de Miguel Oliveira, sans la moindre mise en forme.


De nombreux pilotes semblent avoir eu quelques problèmes avec la piste aujourd’hui. Comment était-elle ?

Miguel Oliveira : « je n’en connais pas exactement les raisons et peut-être est-ce parce qu’il n’y a pas beaucoup d’activités en piste, mais la piste était particulièrement “graisseuse” ce matin, sans beaucoup d’adhérence. Mais cela s’améliore et, tour après tour, nous pouvons déposer de la gomme Michelin sur les trajectoires, et je pense que ce sera bien pour demain après-midi et dimanche pour la course. A quelques endroits, c’est un peu plus bosselé, comme dans la troisième section au gros freinage pour le virage 10 et dans la dernière chicane, mais pour être honnête ces bosses étaient déjà là l’année dernière. Peut-être qu’elles sont un peu plus présentes que l’an passé mais je ne pense pas que ce soit quelque chose d’alarmant ou qui doive être réparé. »

Quelle différence y a-t-il entre votre moto de cette année et celle de l’année dernière ?

« La moto est différente et il y a assurément beaucoup de points qui son meilleurs, comme la tenue de route en général et les entrées en virage. Je pense nous avons un bien meilleur ensemble, et qu’il est plus facile de travailler dessus et de le régler. Nous avions déjà un bon rythme la semaine dernière à Jerez et je pense que c’est un bon point de départ pour demain. Je ne sais pas quel point nous pouvons aller plus vite mais à coup sûr nous pouvons gagner quelques dixièmes, même si cela dépendra des conditions de piste que nous aurons demain après-midi. Actuellement, la priorité est de passer directement en Q2, donc concrètement de finir dans le top 10 demain matin. »

Dani Pedrosa a fait des tests ici et au Red Bull Ring. À quel point cela vous aide-t-il ?

« Cela aide un peu, mais bien sûr il a essayé différentes pièces, donc il est difficile de faire des essais quand vous êtes tout seul, sans avoir de référence. Je ne dis pas que c’est inutile car il nous a assurément aidé à comprendre différentes choses sur l’électronique. »

D’où vient votre progression ?

« Je pense que c’est la combinaison d’une meilleure compréhension de la moto, d’une meilleure compréhension de comment les pneus fonctionnent et de réglages en général. Tout cela a progressé, donc quand vous avez une bonne base et que nous mettons un pneu neuf, la vitesse est là sans gros effort, et je suppose qu’il n’y a pas de grand secret là-dedans. »

Il semble que vous avez un bon rythme de course. Selon vous, qui d’autres à un rythme équivalent ?

« Je pense les Suzuki, les Yamaha et les Ducati sont plutôt fortes, mais je pense qu’il est un peu tôt pour commencer à parler de rythme de course ou faire des prédictions pour savoir qui seront les plus forts. Nous aurons une vision plus claire de cela demain après-midi. »

Il y a ici beaucoup de longs virages. Est-ce un problème pour vous avec la KTM ?

« Ici, parallèlement à la capacité à tourner, vous avez besoin de beaucoup de stabilité, donc je suppose que la capacité à tourner était plus un problème à Jerez qu’ici. Je pense que nous avons une bonne base actuellement, et je suis très heureux et à l’aise avec la moto. Je ne vois pas la capacité à tourner être un problème. Nous devons comprendre un peu mieux comment utiliser le pneu arrière dur qui, à ce moment, semble avoir un bon potentiel pour faire la course. Mais il reste encore du temps pour mieux comprendre comment utiliser ce pneu. »

Qu’est-ce qui sera le plus difficile ici en course ?

« Je pense ce sera la dégradation du pneu. Nous avons vu que l’adhérence du pneu descendait un peu plus bas qu’à Jerez. Physiquement, ce sera juste une course dure, comme toutes les courses, mais rien de spécial. À Jerez, il faisait particulièrement chaud et le fait que l’air était chaud et sec a rendu les choses plus difficiles, aussi bien pour les pilotes que pour les motos. Mais ici, je ne m’attends pas à des problèmes physiques, donc je pense que le plus grand challenge sera de gérer les pneus, l’adhérence, et d’avoir un bon rythme. »

Vous parlez du nouveau pneu arrière mais vous l’avez déjà testé ici-même la saison dernière. Est-il différent maintenant ?

« Nous avons fait un test le lundi, mais je ne me rappelle même pas que cela concernait les pneus (rires). Si vous voyiez l’allocation que nous avons, avec les types de gommes, c’est fou ! Cela fait maintenant presque deux ans que je travaille Michelin et je ne peux pas vraiment comprendre les noms et les références des pneus que nous avons. Mais je pense les conditions piste sont un peu plus difficiles, que la piste est moins propre et a reçu moins de gomme. Cela rend les choses un peu plus difficiles mais au final, je pense que nous avons un meilleur package en ce qui concerne les pneus sur la saison. Pour ici, à Brno, Michelin a toujours écouté les recommandations des pilotes. Ce n’est jamais facile de satisfaire tout le monde car les motos sont très différentes, mais je pense qu’ils font du bon travail et apporte quelque chose que chaque pilote peut mieux utiliser. »

Classement FP1/FP2 du Grand Prix de la République Tchèque MotoGP :

Crédit classement : MotoGP.com



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