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Ducati

Le rideau tombe sur les excuses : soit la GP26 se réveille en France, soit le projet Ducati 2026 implose en plein vol. Entre un Marc Marquez qui confond bitume et bac à gravier et un Bagnaia incapable de dompter son monstre, l’écurie de Borgo Panigale joue son va-tout.

Chez Ducati, le décor a brutalement changé. Ce qui devait être une démonstration de force en 2026 ressemble de plus en plus à une course contre la crise. Entre les chutes répétées de Marc Marquez et les difficultés persistantes de Pecco Bagnaia à exploiter pleinement la GP26, l’usine italienne arrive au Grand Prix de France MotoGP avec une obligation simple : réagir immédiatement. Car au Mans, Ducati n’a plus l’habitude de douter.

Le Circuit Bugatti a longtemps été un allié presque naturel pour Ducati. Entre 2020 et 2024, la marque italienne y a empilé les victoires sans interruption grâce à Danilo Petrucci, Jack Miller, Enea Bastianini, Marco Bezzecchi et Jorge Martin. Un règne quasi total.

Mais cette année, l’ambiance est différente. Ducati n’arrive plus en patron intouchable. Elle arrive sous pression.

Du côté de Marc Marquez, le problème est paradoxal : la vitesse est là, mais les erreurs coûtent énormément.

L’Espagnol continue d’afficher un potentiel énorme sur un tour ou en rythme pur, mais ses chutes à répétition ont transformé ce début de saison en immense frustration. Lui-même veut croire que Le Mans peut servir de déclic.

« Le Mans est un circuit que j’apprécie et où j’étais déjà très rapide l’an dernier avec la Desmosedici GP. » Puis il insiste sur un point essentiel validé à Jerez : « Hormis l’accident, nous étions compétitifs et avons également réalisé une belle performance lundi. »

Francesco Bagnaia Ducati

« Sur le papier, c’est le type de circuit qui met le mieux en valeur le caractère de la Ducati »

Une manière assez claire de rappeler que le problème n’est peut-être pas la moto… mais sa capacité à rester à la limite sans la dépasser.

Pour Pecco Bagnaia, le discours est différent. Moins explosif, plus technique. Le double champion du monde cherche encore comment faire fonctionner une GP26 qu’il ne semble pas totalement comprendre.

Mais les essais de Jerez ont redonné un peu d’espoir. « Après les essais, j’étais satisfait : nous avons testé des solutions convaincantes qui peuvent nous être utiles non seulement ici, mais aussi sur d’autres types de circuits. »

L’Italien mise clairement sur les évolutions testées lundi, notamment sur le plan aérodynamique. Et surtout, il continue de croire que Le Mans correspond naturellement aux qualités de la Ducati.

« Sur le papier, c’est le type de circuit qui met le mieux en valeur le caractère de la Desmosedici GP. »

Comme souvent au Mans, un autre acteur pourrait bouleverser le week-end : la météo. Le circuit Bugatti a cette capacité unique à transformer une hiérarchie logique en chaos total dès que les conditions deviennent instables. Et dans le contexte actuel, cela pourrait autant sauver Ducati… que l’enfoncer encore davantage.

Car contrairement aux années précédentes, l’usine italienne ne possède plus cette impression d’invincibilité.

C’est peut-être encore tôt pour parler de tournant du championnat. Mais pour Marquez comme pour Bagnaia, Le Mans ressemble déjà à un moment charnière. Une nouvelle erreur de Marquez et le retard pourrait devenir très lourd. Un nouveau week-end anonyme de Bagnaia, et le doute autour de la GP26 deviendra impossible à cacher.

Le plus inquiétant pour Ducati ? Pendant qu’eux cherchent encore des réponses, Aprilia et Marco Bezzecchi, eux, continuent d’avancer.

Le constat est simple : si Ducati échoue au Mans, sur son propre terrain de jeu, la saison MotoGP 2026 sera officiellement déclarée sinistrée. Marquez et Bagnaia sont au pied du mur. Messieurs, il est temps de transformer vos « solutions convaincantes » en trophées, ou de laisser la place à ceux qui savent encore gagner sans avoir besoin de chance !

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