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A l’issue de la troisième journée du Grand Prix de France MotoGP au Mans, Johann Zarco a effectué son débriefing devant les journalistes présents.

Après s’être montré le plus rapide du vendredi, le pilote Honda LCR a chuté samedi matin en FP2 au virage 14, ce qui allait conditionner la suite de son week-end…

Comme à notre habitude, nous reportons ses propos sans aucune mise en forme.


🎤 Ce n’est pas le résultat que tu attendais, évidemment…
Johann Zarco :
« Clairement pas le résultat que j’attendais, et déçu simplement de la performance et des sensations sur la moto. C’est très intéressant de vivre un week-end comme ça, parce que j’avais commencé sur de bonnes sensations et je pensais vraiment pouvoir être compétitif tout le long du weekend. Je ne l’ai pas été, et c’est fou comme quand on perd un petit peu peut-être de confiance sur les entrées de virage, certainement dû à la chute du samedi matin, même si c’est une toute petite chute,  eh ben ce peu d’engagement perdu sur les entrées fait que tout le circuit devient devient un circuit difficile au lieu d’un circuit où je peux profiter d’un bon pilotage.
Et en course, j’ai eu du mal. C’est vrai que j’ai perdu beaucoup de places sur l’attaque de Fernandez. Je ne peux pas m’en plaindre, il tente de doubler, il tente de garder sa place. C’est vrai que sur cet endroit c’était serré, même lui s’est un peu écarté, et moi j’ai perdu 4 ou 5 places, c’était beaucoup. Après ça, on était tous à peu près sur le même rythme, du 5e jusqu’au 13e.
Donc c’est vrai que dans ces moments-là, quand on est plus vers la 7e place, ça aide certainement sur la fin de course pour rester dans le top 10.
Déçu de ne pas avoir pu avoir les sensations du vendredi lors de la sprint et lors de la course du dimanche. Mais j’ai dit à l’équipe, « le plus positif, c’est un peu comme à Austin en début d’année : le fait d’être performant, ça confirme que la moto peut être bonne, ça confirme que je peux comprendre le mode d’emploi ». Donc après, avoir du résultat et de la performance, c’est très bon : il faut trouver maintenant comment le répéter. Et c’est ça ma target.
Je vais vraiment faire attention. J’ai le positif de dire que quelque chose est possible, parce qu’avant je le disais mais on ne le voyait pas. Là on commence à le voir et ça c’est très bon. »

🎤 Aujourd’hui, tu n’as pas eu le problème de vibrations que tu as eu hier ?
« Non, ça a pu être réglé. Le problème de vibrations d’hier, ça s’est vu, et en fait on a des appareils pour essayer de contrôler ces vibrations-là, et là, sur cette fréquence de vibration, on n’a pas été assez bien réglé, on va dire. »

🎤 Tu parlais tout à l’heure de l’incroyable soutien que vous recevez dans le weekend. C’est quelque chose dont on se lasse pas quand on vient ici aujourd’hui ?
« Ça serait bien d’avoir plus plus de temps pour profiter de toute cette ferveur. Parce qu’en fait, ce qui est difficile, c’est qu’on ne peut pas prendre le temps de profiter de toute cette ferveur, ou d’essayer de donner davantage au public, parce qu’on a un emploi du temps minuté de fou, et ça bouffe tellement d’énergie. Moi, cette année, là on a eu toutes nos séances sur le sec et en fait quand toutes les séances sont sur le sec pendant un week-end de course, et bien on arrive le dimanche où peut-être on manque un peu d’énergie.
Et là, le fait d’avoir fait tout plein de choses pour les partenaires qui sont majoritairement français, et essayer quand même d’être là, présent avec les gens, on sacrifie le temps de récup, on sacrifie le temps de massage ou de soins pour les muscles, les avant-bras, et cetera.
Et en fait, le dimanche, ça se sent. Donc je ferai en sorte de le gérer autrement l’an prochain, parce que je n’ai plus 22 ans. »
 

🎤 Les difficultés dont tu parles pour trouver la bonne fenêtre pour la course : est-ce que tu as déjà des idées pour le test de Barcelone dans une semaine, pour essayer de trouver ?
« Simplement bien aborder Barcelone : piste différente, pas la même adhérence, un tracé très différent que j’apprécie. En fait, moi, ce que je veux réussir à faire avec l’équipe, c’est anticiper les moments où peut-être je vais être un petit peu moins bien sur la moto, pour aller travailler sur davantage de détails pour m’aider un peu plus en course. Parce que là, en fait, je pense que la moto avait une capacité d’aller très vite avec un engagement en pilotage à 100%, ce que je n’ai pas réussi à faire aujourd’hui en course.
Et en fait, ce manque de confiance, ou un petit peu moins d’engagement, a créé beaucoup de problèmes. Et peut-être que ces problèmes, on aurait pu les régler en allant sur du travail un peu plus dans les détails que je n’ai pas pu faire ce week-end. »
 

🎤 Ces sensations du vendredi que tu n’as pas pu convertir le samedi et dimanche, tu mets vraiment ça sur le compte de la chute du samedi matin ?
« En partie oui.
Après, le choix du pneu soft avant sur la sprint, sur l’analyse de notre sprint, on n’était plus quand même dans le bon range de température pour ce soft. Il faisait vraiment trop chaud pour le soft.
Mais mon ingénieur, comme moi, avions envie de tenter ce soft parce que sur le vendredi il m’avait apporté beaucoup. Le Michelin est très sensible sur les températures de pneus, et très sensible s’il fait un peu plus froid. On a vu, là, ceux qui avaient le hard ont quasiment tous chuté. Donc dans un sens, mais comme dans l’autre si c’est trop chaud, là pour le soft, ça a pu me me manger un peu de places sur la sprint. » 

Résultats du Grand Prix de France MotoGP au Mans : MotoGP France Quartararo MotoGP France Quartararo

Crédit classement : MotoGP.com

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