C’est un Johann Zarco ambitieux qui arrive sur le Mugello. Le constructeur Ducati compte bien faire de ce tracé, qui est sa piste d’essai, son terrain de jeu afin de vivre un Grand Prix d’Italie qui lui est national sous le format d’une marche triomphale. Trois GP21 seront en lice pour jouer les avant-postes, et celle qui sortira du lot ne sera pas forcément toute rouge. C’est du moins ce que signale le Français, troisième du championnat, à 12 points d’un compatriote leader sur une Yamaha…

Être un pilote dans l’usine Ducati a certainement son prestige, mais servir au sein de la structure satellite Pramac a aussi ses avantages. Comme celui d’être dans les petits papiers du partenaire Lamborghini.

A la veille du Grand Prix d’Italie, Johann Zarco a pu le constater et en a profité pour livrer son sentiment à la veille d’un sixième rendez-vous de la saison qu’il aborde avec de grands ambitions…

Ainsi, au micro de Motosprint qui l’a accompagné chez Lamborghini, le double Champion du Monde de Moto2 a déclaré : « c’est une occasion importante. Après ma deuxième place au Mans, je veux bien faire pour l’équipe, et puis je sais très bien que Ducati a remporté les trois dernières éditions ici ». Une remarque qui amène à celle-ci : « j’espère que la prochaine à gagner sera la mienne ! ». Puis il ajoute : « le premier objectif est de continuer à prendre des points importants ».

L’idée du titre est donc bien ancrée chez le Français : « c’est le but ultime, être dans une équipe satellite ne vous empêche pas de penser au titre, puis il y a l’aide de Ducati, qui a une autre équipe d’usine avec Pramac, c’est la force de la maison ».

Zarco : « je serais satisfait avec 365 km/h »

Johann Zarco arrive aussi sur un circuit où les records en vitesses de pointe sont généralement signés. Or, il en est déjà le détenteur depuis le Qatar avec 362,4 km/h. pense-t-il faire mieux ? « J’ai signé le record du MotoGP à 362,4 km / h, au Qatar, mais historiquement c’est sur la ligne droite du Mugello que les records de vitesse sont réalisés. Mes amis aimeraient les 370. Je serais satisfait des 365, en tout cas, cela fait plus de 100 mètres par seconde ».

Des données vertigineuses qui lui donnent l’occasion de parler de l‘évolution des MotoGP en général et de sa Ducati en particulier : « nous accélérons plus fort qu’avant, nous utilisons vraiment les moteurs, mais ensuite vous devez également arrêter la moto, et la conduite devient plus physique parce que vous devez ralentir plus fort. L’usine Ducati était douée pour utiliser ses connaissances aérodynamiques et autres. Comme le système de départ : sur des circuits comme le Mugello et Barcelone, nous pourrons profiter de notre accélération ».

Il termine sur cette chance d’avoir pu rebondir avec Ducati : « dans l’expérience négative avec KTM en 2019, j’ai appris des choses importantes, aussi sur ma façon de piloter et de faire les choses. Quand j’ai rejoint Ducati, il y a 18 mois, je n’avais aucun pouvoir de négociation, mais j’ai toujours parlé clairement avec Dall’Igna, et il a apprécié cela. Je suis arrivé ici avec envie, motivation et expérience, et en travaillant sur mon style de pilotage, je me suis bien adapté à la moto ». Et les résultats sont là. dans ce Grand Prix d’Italie, il fera équipe avec Pirro, Jorge Martin étant toujours convalescent depuis sa chute à Portimao.

Zarco Italie

Crédit photo : Motosprint



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