Jack Miller est désormais un pilote officiel Ducati, ce qui induit de nouvelles responsabilités. Certes, il est toujours aussi espiègle, mais l’Australien de 26 ans sait qu’il doit aussi se forger une autre image, empreinte de sérieux et de concentration. Ce qui veut dire de nouveaux sacrifices. Justement, il vient d’en faire un…

Jack Miller change, mais heureusement garde encore lui ce qui fait sa marque de fabrique : sa spontanéité et la sincérité de faire ce qu’il aime : piloter une moto. On a vu cet aspect lorsque Marc Marquez s’est mis en tête de prendre sa roue lors de la Q1 du Grand Prix de Catalogne. L’Australien a pris la démarche avec humour, demandant à son homologue de chez Honda de lui rétribuer ce service avec un geste explicite.

Mais il y a aussi le Jack Miller qui doit assumer sa nouvelle combinaison rouge en ne lâchant rien dans la recherche d’un résultat. Ce qui peut donner lieu à de vives passes d’armes comme au Qatar avec Joan Mir… Dans un en entretien sur motogp.com, l’équipier de Bagnaia le reconnait : « chaque année, je deviens de plus en plus fort. Je le ressens en tant que pilote, mais aussi en tant que personne » dit-il. « Dans l’équipe satellite, vous êtes plus libre et vous pouvez plaisanter. Vous n’avez pas cette pression ». L’Australien parle de celle à présent ressentie comme pilote d’usine.

Un statut qui impose de jouer la victoire et à prétendre au titre. Miller l’a d’autant mieux compris qu’il a travaillé durant toute sa carrière pour connaître ces moments. Qui demandent aussi à faire des choix. Il signale d’ailleurs à ce sujet … « Cette année, j’ai une grande opportunité entre mes mains. Vous n’obtenez pas cela très souvent dans votre carrière. Je suis prêt à tout sacrifier pour atteindre mon objectif ultime ».

Et il en fait ainsi la démonstration : « ma sœur se marie pendant les vacances d’été. J’adorerais rentrer chez moi et y être, mais si vous voyagez à l’autre bout du monde pendant la saison et devez être en quarantaine pendant deux semaines… Si vous essayez de vous battre pour le titre mondial, ce n’est pas la chose la plus sage. C’est juste un autre exemple de la façon dont je sacrifie tout et me concentre sur mon travail. Je veux vraiment le faire ».

Jack Miller Ducati

Jack Miller sait aussi que la régularité va payer

Jack Miller a assuré les seules victoires de Ducati de la saison jusqu’à présent à Jerez et au Mans. Dès sa première année dans l’équipe d’usine, l’Australien s’est imposé dans le peloton de tête. Après sept courses, il est troisième au championnat du monde. L’écart avec le fer de lance de Yamaha Fabio Quartararo est de 25 points au championnat.

Miller ajoute : « je me concentre sur moi-même. Je ne suis pas là pour faire plaisir à qui que ce soit. Je suis ici parce que j’aime la moto. La seule personne que je dois rendre heureuse, c’est moi. C’est une chose égoïste. Vous devez vous concentrer sur vous-même et ne pas laisser les autres éléments vous approcher. Je pense que c’est la clé cette année ».

Outre ses deux victoires, Miller était également troisième sur le podium à Barcelone. Avec Johann Zarco (deuxième du championnat du monde) et Francesco Bagnaia (quatrième du championnat du monde), Ducati a trois pilotes dans la course au titre qui courent après Quartararo. Les collègues de la marque Miller n’ont pas encore gagné de course. Comme toujours, le championnat du monde décidera de la constance.

Miller a également cela en tête : « je dois m’adapter à chaque situation, mais je ne peux rien forcer. Par exemple, une quatrième place aurait été possible au Mugello, mais je ne me sentais pas si bien. Si je suis prêt pour un combat, alors je dois le faire. Sinon, alors je dois faire de mon mieux, mais ne rien forcer. C’est la clé ». Une stratégie qu’il appliquera à nouveau ce week-end qui sera celui du Grand Prix d’Allemagne sur le Sachsenring.



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