Jack Miller, 31 ans, se retrouve sans guidon pour 2027. TrackHouse, dernier espoir, aurait choisi Luca Marini. L’Australien, qui avait prolongé d’un an chez Pramac, va devoir quitter le MotoGP. Il pourrait rejoindre le WorldSBK. Miller, déçu, devrait se reconvertir. Le marché, impitoyable, l’a oublié.
Pendant des mois, Jack Miller s’est accroché. À chaque rumeur de transfert. À chaque guidon potentiellement disponible. À chaque opportunité susceptible de prolonger son aventure en MotoGP. Mais cette fois, la réalité semble le rattraper. Et elle est brutale.
Selon plusieurs informations en provenance du paddock, la dernière véritable porte encore entrouverte pour l’Australien serait en train de se refermer. Depuis plusieurs semaines, le nom de Jack Miller circulait autour du projet TrackHouse pour 2027. L’équipe américaine cherchait à reconstruire son effectif.
Le départ annoncé d’Ai Ogura vers Yamaha et l’incertitude entourant Raul Fernandez ouvraient plusieurs possibilités. Miller apparaissait alors comme un candidat crédible. Un pilote expérimenté. Rapide. Apprécié dans le paddock. Et surtout capable d’apporter son expertise dans le développement d’une moto.

TrackHouse : Le duo Marini-Bastianini qui laisse Jack Miller sur le carreau
Mais à Balaton Park, les choses auraient rapidement évolué. Selon AS, TrackHouse aurait finalement arrêté son choix. Et ce choix ne serait pas Jack Miller. L’équipe américaine miserait désormais sur Luca Marini pour rejoindre Enea Bastianini en 2027. Un duo italien inattendu. Mais qui condamnerait pratiquement les dernières chances de Miller de rester en catégorie reine.
Ainsi, Marini se retrouverait déjà au cœur du futur projet TrackHouse. Un scénario qui laisse peu d’espace aux autres candidats. Et surtout aucun à Jack Miller.
Au passage, Miller et Marini partagent aujourd’hui la même situation. Tous deux ont joué un rôle important dans le développement des motos Yamaha et Honda. Tous deux arrivent à la fin d’un cycle. Et pourtant, un seul semble avoir trouvé une porte de sortie. Marini.
À Brno, ni l’un ni l’autre ne participeront aux essais officiels des futures MotoGP 850 cc. Honda comme Yamaha savent déjà que leur avenir se situe ailleurs. Mais tandis que Marini semble avoir sécurisé son futur, Miller se retrouve dans une position beaucoup plus fragile.
Depuis plusieurs mois déjà, le paddock murmure que l’avenir de Jack Miller pourrait finalement s’écrire en Superbike. L’idée n’a rien de nouvelle. Gigi Dall’Igna lui-même avait déjà tenté de l’attirer vers Ducati Superbike il y a deux ans.
À l’époque, Miller avait préféré poursuivre l’aventure MotoGP chez Pramac. Cette fois, le contexte est différent. Beaucoup plus difficile. Et surtout beaucoup plus fermé. Car les guidons disponibles pour 2027 disparaissent les uns après les autres.
Un scénario commence désormais à prendre de l’épaisseur. Si Nicolò Bulega obtient finalement son transfert vers le MotoGP, un guidon extrêmement convoité pourrait se libérer chez Aruba Ducati. Et Miller reste un pilote très apprécié à Borgo Panigale. Son expérience, son caractère et sa capacité d’adaptation constituent toujours des arguments solides.
Mais ce serait un changement de vie majeur. Car pour la première fois depuis son arrivée dans la catégorie reine en 2015, Jack Miller ne maîtriserait plus totalement son destin. En Hongrie, plusieurs observateurs avaient déjà noté un Jack Miller particulièrement affecté par sa situation.
L’Australien lui-même reconnaissait récemment que les discussions pour son avenir n’avançaient pas.
Aujourd’hui, les pièces du puzzle semblent s’assembler. Et elles dessinent un constat difficile à ignorer. Si TrackHouse a réellement choisi Luca Marini et Enea Bastianini, alors Jack Miller vient peut-être de perdre sa dernière vraie opportunité de rester en MotoGP. Pour un pilote qui a roulé en Grand Prix avec Honda, Ducati et KTM, la sortie pourrait être bien plus proche qu’il ne l’imaginait encore il y a quelques mois.































