Ce samedi 25 avril 2026 à Jerez restera gravé comme l’un des Sprints les plus irréels de l’histoire du MotoGP. Entre chutes en série, changements de machines (Flag-to-Flag) et retournements de situation dignes d’un scénario hollywoodien, le circuit Ángel Nieto a offert un spectacle total.
On pensait avoir tout vu en MotoGP. Et puis Jerez a rappelé une vérité simple : quand la pluie s’en mêle, tout devient incontrôlable… même pour les meilleurs.
Marc Marquez a d’abord fait ce qu’il sait faire : partir devant et imposer le rythme. Derrière, Johann Zarco et Alex Marquez suivent, pendant que Marco Bezzecchi voit sa course ruinée dès les premiers mètres, piégé par un tear-off coincé sous sa roue arrière … Un détail. Mais en MotoGP, les détails coûtent cher.
À peine le temps de s’installer que Jorge Martin disparaît déjà du classement. Problème de freins, abandon net. Un coup dur pour le championnat. Et un signal : cette course ne sera pas normale.
Au moment où Alex Marquez commence à mettre la pression sur son frère, le ciel s’ouvre. Pas franchement. Juste assez pour semer le doute.
Puis tout s’accélère. La piste devient piégeuse. Les trajectoires s’allongent. Les repères disparaissent.
Le moment clé à Jerez : Marc Marquez chute… puis bascule la course
À cinq tours de l’arrivée, le scénario explose. Marc Marquez part à la faute. Chute. Fin de course ? Non. Il relève la moto, coupe à travers l’herbe, rentre aux stands, change de machine. C’est un pari. Un risque total. Mais c’est surtout le tournant de la course.
Pendant que certains hésitent, d’autres tombent. Alex Marquez, Pedro Acosta, Brad Binder, Joan Mir … Tous piégés. La course devient une loterie. Mais une loterie où seuls les plus lucides survivent.
Dans ce chaos, Francesco Bagnaia se retrouve en tête. Inattendu. Presque irréel. Lui qui était en difficulté se retrouve propulsé devant… grâce à la stratégie. Mais derrière lui, un pilote revient.
Revenu des stands, relancé, agressif, Marquez remonte. Et quand il dépasse Bagnaia, il n’y a plus de doute. Il a gagné la course au moment où les autres l’ont perdue.
Victoire. La 17e en Sprint. Mais surtout une démonstration. Pas de vitesse pure. Pas de domination. Juste de la lecture de course, de l’instinct, une prise de risque.
Dans une course normale, il n’était peut-être pas le plus rapide. Dans le chaos, il était le seul à comprendre.
Bezzecchi reste leader par miracle (merci aux abandons de Martin et Acosta), mais Marquez est désormais en embuscade. Si la course de demain se déroule sur le sec, le duel entre les deux frères Marquez et les Aprilia de Bezzecchi et Martin promet d’être électrique. Justement, pour ne pas en manquer une miette, voici le programme de ce dimanche.
Grand Prix d’Espagne MotoGP 2026 horaires à Jerez :
Dimanche 26 avril
Échauffement MotoGP : 09h40 –
09h50
Course Moto3 : 11h00 Course
Moto2 : 12h15
Course MotoGP : 14h00
Is Davide Tardozzi happy with that one? 🤔#SpanishGP 🇪🇸 pic.twitter.com/KE9ruC5bgJ
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) April 25, 2026





























