En Italie, le thème devrait faire normalement l’unanimité. Après avoir gagné un long bras de fer politique avec Yamaha, Valentino Rossi peut enfin avoir les armes pour revenir au premier plan sur la piste, et le premier fait marquant de ce retour providentiel a eu lieu au Grand Prix d’Andalousie à Jerez. Vraiment ? Loris Reggiani a fait son analyse, et il en doute.

Cela faisait un an que Valentino Rossi n’avait pas goûté au podium. C’était à Austin, avec une seconde place derrière le vainqueur Alex Rins, qui a concrétisé après que Marc Marquez, en tête sur un tracé où il n’avait jamais été vaincu, ait chuté. Cette fois, c’était une troisième place. Une performance que l’on a retenu dans un contexte avoué de tension politique avec Yamaha, avec le dernier mot de Valentino face aux Japonais.

Un mot aussi sur Dovizioso et Ducati

Cependant, le vétéran Loris Reggiani reste dubitatif à l’énoncé de cette version des faits. Sur le site InSella.it, il commente : « je ne comprends pas toute cette euphorie autour de Valentino, malgré son retour sur le podium à 41 ans. Je dirais que devant lui il avait deux motos égales à la sienne et que Morbidelli le dépassait également. Je pense que c’est le revers de la médaille ».

Sur l’histoire politique, c’est l’incrédulité qui s’impose : « je n’ai pas compris la polémique avec Yamaha. Le fait qu’il se soit plaint d’avoir dû lutter 4 jours pour faire changer la configuration et entendre ensuite Lin Jarvis le justifier, honnêtement, il y a quelque chose qui ne me revient pas. Certains détails me manquent ».

L’Italien, ancien pilote de Grand Prix sur Aprilia, termine sur la physionomie laissée par le championnat après deux rounds : « Quartararo est le favori pour le titre, mais j’ai toujours confiance en Dovizioso. Malheureusement, courir pour une entreprise qui prouve constamment ne pas croire en vous n’est pas la meilleure chose ». Voilà qui est dit…

 



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