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Jorge Lorenzo a tenu le coup dans son hôtel de Dubaï qui lui a offert toutes les facilités pour s’entraîner et passer le cap du confinement imposé par le coronavirus. Mais à la différence de l’ensemble de ses collègues enfermés dans leurs appartements, lui, était à la merci de la fermeture possible de l’établissement par mesure sanitaire… Une précarité dans le luxe qui était une situation inédite à vivre et qui ne pouvait donc durer. Il a depuis rejoint ses foyers à Lugano en trouvant un avion et avant de partir, il a envoyé ce dernier message…

Jorge Lorenzo est un quintuple Champion du Monde qui a conquis trois couronnes en MotoGP avec une Yamaha sur laquelle il a aussi forgé l‘essentiel de son palmarès. Une idylle qui s’est ensuite érodée avec l’usure du temps. Une lassitude qu’il regrette d’autant plus aujourd’hui qu’il est revenu sous l’auvent frappé des trois diapasons avec un contrat de pilote d’essai : « à un moment donné, quelque chose s’est brisé » a-t-il dit. « Peut-être qu’en nous mettant moins de pression, en nous donnant plus de temps, nous aurions pu nous améliorer encore et enlever d’autres satisfactions plus importantes. »

Mieux, ce temps-là peut se reproduire encore. Mais Jorge Lorenzo affirme que cela ne se produira pas, par sa seule volonté : « je pourrais encore gagner un championnat du monde et me battre avec les plus forts » jure-t-il. « Je le pourrais, surtout sur une Yamaha. Je pourrais, mais je ne veux pas. Parce qu’à ce moment de ma vie, je sens que je veux tourner la page. La vie du pilote du Championnat du Monde comme je l’ai eue n’est pas quelque chose auquel j’aspire encore. »

Enfin, une autre certitude l’habite. Celle d’un rendez-vous raté de peu avec Ducati : « ils avaient beaucoup investi sur moi, j’avais remporté trois championnats du monde et je valais le coup », se souvient-il dans une interview accordée à ‘Sky Sport Italia’ à propos de son arrivée chez Ducati.

 

 

 

« Après un an et demi, nous n’avions toujours pas gagné de course. Si j’avais gagné à Misano en 2017, l’histoire aurait pu être différente. » On rappellera que ce n’est que lors de sa deuxième saison avec le constructeur italien que Lorenzo a remporté trois victoires, mais l’équipe avait déjà signé Danilo Petrucci pour 2019.

« Ils ont donné des raisons financières. Petrucci a coûté moins cher et il était Italien », explique Lorenzo, qui ne cache pas sa déception : « dommage car il n’y a pas eu la patience d’attendre et peut-être que tout a été décidé trop tôt. A ce moment-là, nous avions trouvé exactement avec quoi nous pouvons gagner, mais il était trop tard. » A la place, il est parti pour une Honda qui lui a rappelé que le temps du changement devait se terminer. Après l’annonce d’une retraite, il a fait son retour chez Yamaha, comme pilote test.

 

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