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MotoGP

Le test de Jerez montrant un Toprak Razgatlioglu se préparant véritablement à son accession en MotoGP, devant le haut commandement Yamaha aux anges, met à jour l’ouverture du marché des transferts en vue de la prochaine saison et au-delà. Si la pièce turque venait ainsi à bouger, il y aurait forcément des conséquences sur les autres qui, elles-mêmes impacteraient un ensemble toujours en mouvement. Voici un tour d’horizon exhaustif de ce que ne sont pour le moment que des battements d’ailes de papillon, mais dont on connait les effets depuis toujours…

Commençons par le dernier événement vécu à Jerez et qui consacre la montée en puissance de Toprak Razgatlioglu dans les plans Yamaha. La marque d’Iwata a pris au mot son Champion du Monde WSBK turc qui a déclaré vouloir tenter la carte du MotoGP. Et cela semble bien parti. Une situation qui met forcément en danger Franco Morbidelli dont le sursaut en Argentine interpelle néanmoins. Il faudra qu’il soit largement répété pour être salvateur, mais l’italo-brésilien a tout de même marqué le coup à Termas de Rio Hondo, au point d’arriver à Austin ce week-end en tant que meilleur pilote Yamaha classé au championnat, soit devant Fabio Quartararo.

Cette perspective Toprak sème aussi le trouble dans les certitudes d’un Jorge Martin dont on attend toujours la grande révélation. Au vu de la conjoncture qui se met en place, et en attendant qu’il aligne les victoires, il va devoir se faire une raison sur son sort chez Ducati cependant enviable, car il a tous les atouts d’un pilote officiel au sein de la marque gagnante… Et Parler de Ducati nos amène à aborder le sujet des huit motos, de la VR46 et de Marco Bezzecchi

La marque de Borgo Panigale a déjà déclaré qu’elle aimerait bien se contenter de six machines, soit les deux officiels, les sœurs jumelles placées chez Pramac pour les deux autres meilleurs pilotes du clan et un team satellite équipé des opus de la saison passée. Une structure peut donc quitter le giron et on prête ce chant du départ à la VR46, pour des retrouvailles historiques et sentimentales avec Yamaha.

Yamaha

Le MotoGP est décidément en perpétuel mouvement

Une perspective qui ferait plaisir à Lin Jarvis même si sa tâche se complique au fur et à mesure que les hommes de Valentino Rossi montent en puissance. Car en s’affirmant de plus en plus comme incontournable avec une pépite comme Bezzecchi dans son écrin, on ne sollicite rien de personne. On pose ses conditions. Surtout à Yamaha dont la moto est encore loin d’égaler une Ducati qui est dans le box jusqu’à fin 2024 par contrat. La rumeur en Italie est que si le blason d’Iwata veut séduire la VR46, il devra lui assurer le statut usine et ne rien exiger sur le prix de la location des M1… Enfin, Lin Jarvis devra se montrer prudent sur le sort qu’il va réserver à Franco Morbidelli, membre éminent de l’académie VR46 qui défend ses ouailles… Le travail de l’Anglais promet d’être ardu.

Quant à Marco Bezzecchi, on ne l’oublie certainement pas chez Ducati. Un guidon chez Pramac lui est peut-être même déjà ouvert et ce ne serait pas a priori à la place de Jorge Martin. Ainsi, et bien qu’actuel troisième du championnat, Johann Zarco serait le maillon faible de la chaine Ducati. L’absence de victoire en MotoGP pèse de plus en plus lourd sur la destinée du Français.

Terminons ce tour d’horizon avec Honda. La relation avec Marc Marquez change et s’oriente plus vers une fin de règne qu’un prolongement. La rumeur d’une enseigne Red Bull dirigeant l’octuple Champion du Monde sur une KTM de faiblit pas en Espagne. D’autant plus que, dans le même temps, le nom de Pedro Acosta s’installant chez Repsol à sa place avec Emilio Alzamora est de plus en plus mis en perspective. Voilà où on en est alors que la troisième manche de la présente saison n’a même pas encore été courue. Et même si tout cela ne pourrait être possible qu’en 2025, puisque beaucoup de noms mentionnés ont des contrats jusqu’à fin 2024, on en parle déjà dans le paddock…

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