Le sujet a été remisé depuis l’arrivée d’un Coronavirus qui l’a rendu obsolète. Mais comme c’est une volonté forte du promoteur Dorna qui y voit l’outil de son expansion économique, il reviendra sur la table. De quoi s’agit-il ? D’un calendrier des Grands Prix composé de 20 meetings et même plus à l’horizon des deux prochaines années. Une inflation qui inquiète beaucoup les équipes du Moto3. La preuve…

Cette saison 2020 se contentera de 13 courses dont certaines se dérouleront sur le même circuit deux week-ends consécutivement. Une aubaine en ces temps de crise sanitaire qui induira une déprime économique. Mais la recette n’a pas vocation à être pérenne. Cette année, 20 Grands Prix étaient prévus et ils devront être au programme en 2021. Un début puisque pas moins de 22 meetings sont envisagés à court terme.

Une inflation qui générera des revenus mais qui entraînera aussi des coûts supplémentaires. Un aspect qui inquiète beaucoup les teams d’un Moto3 qui ne sait pas encore tout à fait dans quel état il sortira de ce terrible exercice 2020. L’équipe Sterilgarda Max Racing de Max Biaggi et Peter Öttl disputera la compétition avec l’Italien Romano Fenati et l’Espagnol Alonso Lopez, qui forment pour la première fois l’équipe officielle de l’usine Husqvarna. Mais on a beau avoir ces belles couleurs, il faut tout de même compter ses sous…

L’Allemand présent ainsi la situation à Günther Wiesinger de Speedweek.com : « il est extrêmement important pour Dorna d’avoir les 20 Grand Prix prévu, car cela signifie plus de revenus des organisateurs, des droits TV, des droits de dénomination des GP et de la publicité. C’est pourquoi Dorna s’efforcera de pouvoir exécuter le nombre de courses prévu. Et les revenus sont en partie transmis aux équipes. Mais les courses supplémentaires sont principalement des courses à l’étranger, donc le revenu supplémentaire des équipes ne couvre pas les coûts supplémentaires pour les longs voyages coûteux. Je ne peux pas répercuter ces frais supplémentaires sur les sponsors. »

“Il devient de plus en plus difficile de trouver des budgets”

Une quadrature du cercle qui va se complexifier au fil des années. En effet, après 2021, les équipes devront faire face à un maximum de 22 au lieu d’un maximum de 20 Grand Prix par an. « Si je parle aux collègues des autres équipes de course, y compris celles d’Espagne, ils disent la même chose », rapporte Öttl. « Il devient de plus en plus difficile d’acquérir les montants de parrainage nécessaires et en même temps nous devons financer de plus en plus de courses ».

« Pour le MotoGP, cela peut être correct jusqu’à présent, bien que Pit Beirer affirme également qu’il préfère éviter les courses à l’étranger en 2020 en raison de la situation budgétaire serrée et des coûts supplémentaires considérables. Pour le moment, moins de courses serait mieux pour nous. Parce que la qualité du championnat n’en souffre pas. Si nous avons 18 courses au lieu de 22, nous avons toujours une bonne saison. Vous n’avez pas à en faire trop. »

Il ajoute : « si vous participez au championnat du monde, vous devez accepter les conditions telles qu’elles sont. Mais ce n’est certainement pas facile pour les équipes des petites classes. Dorna pourrait avoir besoin de plus de courses à l’avenir pour compenser tout ce qui sera annulé en 2020 ». Mais alors que faire ? Là aussi, rien n’est simple : « chaque changement doit être soigneusement étudié », termine Öttl. « Parce que les constructeurs doivent vendre de nouvelles motos pour récupérer leurs coûts. Vous devrez peut-être faire des compromis à l’avenir. »



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