Cette saison de MotoGP aura été marquée par une domination sans partage de Marc Márquez. Ce dernier avoue lui-même avoir vécu une de ses meilleures campagnes, si ce n’est, même, la meilleure de carrière. A la tête de onze victoires cette année sur dix-huit Grands Prix disputés où il n’a connu qu’un seul abandon et que des secondes places, il se présente pour la der de Valence ce week-end avec l’intention d’embellir encore sa situation. Est-ce à dire pour autant que le MotoGP est devenu ennuyeux ? Bien au contraire ! Les autres indicateurs montrent que la catégorie n’a jamais été autant disputée de son histoire. Faut-il dès lors en conclure que Marc Marquez est le meilleur d’entre tous ? Carmelo Ezpeleta répond…

Carmelo Ezpeleta est le patron de Dorna qui est le promoteur des Grands Prix. Et aussi du WSBK. Deux catégories de la vitesse moto qui vivent sous la domination d’un seul pilote. En MotoGP, il s’agit de Marc Marquez. Mais s’arrêter à ce simple constat, c’est aller vers des conclusions hâtives d’une discipline sans relief. Or, c’est tout le contraire. Voici des faits qui le démontrent : les neuf vainqueurs différents recensés lors de la saison 2016 ont démontré que la réglementation technique imposant des limitations était une bonne chose.

Par ailleurs, le Grand Prix du Qatar de cette saison a enregistré la plus petite différence de l’histoire (15 secondes et 93 millièmes) entre le vainqueur, Andrea Dovizioso, et le 15e au classement, Johann Zarco. De plus, les cinq courses les plus serrées de l’histoire évaluées avec la différence entre le vainqueur et la 15e position se concentrent toutes sur la période allant de 2017 à nos jours. Le message est clair : en MotoGP on ne vainc pas sans péril et on triomphe donc glorieusement. Ce qui met en relief celui qui y arrive le plus souvent, en l’occurrence Marc Márquez.

C’est dans cette adversité exacerbée qu’il a réussi à rafler six des sept derniers titres en jeu. Carmelo Ezpeleta commente : « la domination de Márquez reflète cette réalité du championnat qui veut que ce soit le pilote qui fait la différence. Plus que dans toute autre discipline des sports mécaniques. Ici, le pilote tient une place essentielle et plus importante que partout ailleurs. Lorsque parfois un pilote se révèle comme le meilleur de tous les autres, comme cela arrive maintenant et comme cela est arrivé dans le passé, il domine. »

Une conjoncture qui est aussi salvatrice : « le bon pilote stimule les autres. S’il n’y a avait pas eu des phénomènes comme Márquez aujourd’hui ou encore Rossi par le passé, les autres ne seraient pas arrivés jusqu’à leur niveau actuel. » Une progression des autres qui motive aussi le champion à travailler encore pour garder sa position dominante. Un cercle vertueux où l’homme n’est pas l’accessoire de la machine, et c’est bien là l’essentiel.

 



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