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Santi Hernandez Marc Marquez

Cette confidence de Santi Hernandez résonne comme l’épitaphe d’une époque dorée, mais aussi comme une bénédiction pour l’avenir. En quelques mots, l’ingénieur de piste historique de Marc Marquez lève le voile sur l’intimité du box Honda et confirme ce que beaucoup pressentaient : le divorce avec le constructeur japonais est définitif, car il était nécessaire.

Il n’y a pas de bruit, pas de polémique, pas d’effet de manche. Juste une forme de vérité calme, presque douce. Et c’est justement pour ça que ça frappe.

Santi Hernandez n’est pas un observateur. Il fait partie de l’histoire de Marc Marquez. Alors quand il parle, ce n’est pas pour commenter, c’est pour raconter.

Tout remonte loin. Bien avant les titres, bien avant le MotoGP. « Un groupe formidable s’est formé, et ce, à partir de rien », dit-il en repensant aux années Moto2. À l’époque, Marquez n’était encore qu’un gamin. Et c’est comme ça qu’il le décrit encore aujourd’hui, avec une forme de tendresse intacte. « On riait beaucoup, il était l’un des nôtres. »

Puis tout s’est emballé. Le passage en MotoGP, le titre dès 2013, la domination, les saisons où tout semblait facile. Mais ce n’est pas ce qui marque Hernandez.

Ce qu’il retient, c’est le chemin. « J’ai vu Marc grandir. » Et ça change tout. Parce qu’à partir de là, on ne parle plus seulement de résultats, mais de relation.

Aujourd’hui, leurs routes se sont séparées. Marquez est parti, Honda est resté, et cette page-là est refermée. Définitivement.

Hernandez ne laisse sur Mundo Deportivo aucune place au doute : « Je ne pense pas. » Un retour ? Non. Pas dans ce sens-là. Pas après ce qui a été vécu.

Marc Marquez

Santi Hernandez : « Marc Marquez est chez Ducati, il est heureux, il a retrouvé le sourire »

D’autant que le pilote a retrouvé quelque chose d’essentiel ailleurs. « Il est chez Ducati, il est heureux, il a retrouvé le sourire. » Et ça, dans un sport aussi exigeant, c’est souvent le vrai déclic.

Mais ce qui frappe le plus, ce n’est même pas ça. C’est la manière dont Hernandez parle du temps.

Sans dramatiser, sans exagérer, il pose simplement une limite : « Je ne vois pas Marc courir à ses 40 ans. » Ce n’est pas une annonce. C’est une évidence. Une façon de dire que tout ça a un coût, et que même les plus grands finissent par le payer.

Alors il reste quoi ? Pas les titres. Pas les motos. Pas les records. « Je repars avec une amitié, et c’est ce qui compte le plus pour moi. »

Et la conclusion tombe presque naturellement : « Le jour viendra où il prendra sa retraite, le jour viendra où je prendrai la mienne… et cette amitié restera. »

Dans un paddock où tout change vite, c’est peut-être la seule chose qui ne bouge pas. Marc Marquez a trouvé la paix chez Ducati, et Santi Hernandez a trouvé la paix dans ses souvenirs. Le duo le plus emblématique de l’ère moderne ne travaillera plus ensemble, mais leur amitié est devenue le « moteur » le plus solide du paddock.

Marc Marquez

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