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Marco Bezzecchi

Marco Bezzecchi n’a de cesse de monter en puissance depuis qu’il a rejoint les rangs du MotoGP. Académicien émérite de l’incubateur de champions qu’est la VR46 sise à Tavullia, il a honoré sa première année parmi l’élite comme il se doit, en décrochant le statut envié de rookie de l’année. Puis il a accéléré son ascension en remportant le Grand Prix d’Argentine avec autorité et en menant le présent championnat du monde pendant deux échéances. Avant le Grand Prix de France de ce week-end, il a fait le point sur sa situation en ne cachant rien du fait que, sans Valentino Rossi, il ne serait rien. Certes, mais alors comment fait-on lorsque le premier adversaire à battre est son demi-frère Luca Marini, son équipier ?

Lorsque l’on est amené à se battre contre le demi-frère de son patron, ne risque-t-on pas de souffrir à un moment donné d’iniquité, partant du principe que le lien du sang pousse toujours à un certain favoritisme ?  Cette question se pose au sein du team VR46 en MotoGP où l’on a un Marco Bezzecchi, à présent vainqueur dans la catégorie et qui a mené un temps le classement général, opposé à Luca Marini, demi-frère de Valentino Rossi, qui est monté sur son premier podium en MotoGP à Austin.

Dans un entretien à Speedweek, Marco Bezzecchi répond à cette question sensible, avec d’autant plus de naturel qu’elle a été abordée, et donc a priori traitée, au sein de l’équipe VR46 depuis longtemps. Et l’Italien est certain qu’il ne sera jamais la victime d’une préférence familiale de la part de Valentino Rossi : « il doit se comporter comme ça, sinon il aurait des ennuis avec d’autres personnes ! » annonce-t-il avec le sourire. « Luca est rapide et mérite d’être ici. Mais Valentino assure également qu’il n’y a pas de différences. On se connaît depuis longtemps dans cette équipe, ce qui je pense est un avantage. Parce qu’on se connaît très bien, on sait comment on travaille, ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas sur la moto. Vale a fait du très bon travail car il nous a donné quelques règles au début pour garder le bon feeling ».

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Marco Bezzecchi : « quand un de mes amis fait quelque chose que je n’aime pas, je souffre davantage »

Certes, mais en plus du demi-frère du patron dans le team, il y a aussi les camarades de la promotion VR46 sur la piste sur la piste. Tout ce beau monde se connait très bien, a gravi les sommets quasiment ensemble, a une relation qui va au-delà de la compétition, mais se retrouve en concurrence directe sur la piste pour la concrétisation d’une carrière et d’une vie. Une situation assez inédite dans l’histoire de la compétition. Comment cela peut-il se vivre et finir ?

Là aussi, Marco Bezzecchi répond : « nous avons un certain avantage car nous nous entraînons ensemble. Cela crée une relation qui augmente la compétitivité du groupe. Mais quand quelque chose ne va pas, vous souffrez davantage » Il explique : « par exemple, si un pilote que je ne connais pas fait une manœuvre stupide, je me fâche un instant, mais c’est tout. Quand un de mes amis fait quelque chose que je n’aime pas, je souffre davantage ».

« Heureusement on en parle toujours après, j’en parle souvent à Franky ou Pecco notamment » précise-t-il avant de conclure : « nous sommes tous des personnages différents. Il faut essayer d’en tirer le meilleur parti pour garder nos bonnes relations. Bien sûr vous voulez vous battre, mais en même temps vous faites tout l’un pour l’autre car nous sommes comme des frères ». Pour le moment, donc, la cohésion entre les académiciens tient…

Valentino Rossi avec ses protégés Marco Bezzecchi et Luca Marini

 

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