Joan Mir espérait une seconde partie de saison susceptible de le remettre en selle dans la course au titre mais Suzuki n’a pas répondu au rendez-vous. Alors il a mis ses espoirs dans les trois derniers Grands Prix pour tenter d’aller chercher au moins le statut de vice-champion du monde puisqu’il a d’ores et déjà perdu sa couronne. Las ! La déconvenue est toujours d’actualité et elle s’accompagne d’incidents avec ses collègues sur la piste. A Misano, il s’est encore accroché avec un de ses congénères, et pour le compte. Heureusement pour lui, Petrucci n’est pas Miller…

A Austin, Jack Miller n’avait pas du tout apprécié le dernier assaut viril de Joan Mir qui avait été ensuite déclassé pour ça. L’Australien le lui avait fait savoir, casque contre casque, dans le tour d’honneur qui était pour les deux protagonistes plutôt celui de la colère et du dépit. A Misano, l’officiel Suzuki n’est même pas allé jusque-là en flanquant par terre Petrucci en début de course.

L’Italien faisait sa dernière apparition sur ses terres en MotoGP. Il aurait donc voulu bien faire. Lorsque les deux hommes se sont relevés du bac à gravier, le géant de la KTM Tech3 est allé droit sur son bourreau à la Suzuki. On a craint le pire. Mais à tort. Car Petrux a carrément étreint le désormais ex-Champion du Monde… Celui qui devrait aller faire le Dakar sur une KTM explique : « après que je sois tombé, je suis allé serrer Mir dans mes bras. Je connais Joan depuis qu’il est petit, il était dans l’équipe Leopard où mon père travaillait quand il a remporté le championnat du monde. C’est un très bon garçon, il s’est excusé. Il n’y avait rien à faire ».

Joan Mir donne sa version : « quand j’ai dépassé Danilo, ce n’était pas une manœuvre folle. Pour les premiers tours, la température était un peu plus élevée sur le côté gauche du pneu. Quand j’ai changé de direction, j’ai perdu l’extrémité avant. C’est une de ces actions qui n’est ni folle ni téméraire. Danilo n’était pas en colère et je tiens à m’excuser car c’est l’une des choses que vous ne voulez pas faire. C’est une des choses qui arrive quand on part 18ème, avec beaucoup de pilotes devant et dans la confusion. Je suis content que Danilo aille bien ».

Joan Mir

Joan Mir : “il n’y a pas de pression mais ne pas avoir un bon feeling me rend malheureux

Mais Joan Mir est-il serein ? Il assure que oui : « il n’y a pas de pression, c’est autre chose. Après un mauvais résultat à Austin, et ne pas avoir un bon feeling en seconde partie de saison me rend malheureux. Lors des deux dernières courses, je n’ai pas bien roulé. Ici, à Misano, je suis très content du pas que nous avons fait sur le mouillé. Nous étions toujours en avance et compétitifs. Mais le problème dans les FP2 et FP3 a été que lorsque la piste séchait. J’ai beaucoup lutté dans n’importe quel type de situation, c’est quelque chose que nous devons comprendre. C’est la chose la plus importante que nous devons comprendre pour les prochaines courses ».

Il termine avec encore des excuses à présenter : « je tiens à m’excuser pour la course auprès de Suzuki. J’avais tort, c’était mon erreur, mais il faut comprendre pourquoi le 18 sur la grille est sorti. Nous avons fait du bon travail lors des tests et ici en raison des conditions, nous n’avons pas pu aligner le week-end, nous devons nous améliorer ».

Joan Mir

Danilo Petrucci, Joan Mir

Au fait, pendant les essais du samedi, un cameraman a vu de très près la Suzuki n°36 en perdition… Un drame évité de justesse.

MotoGP Misano-2 J3 : classement

Qualifications MotoGP Émilie-Romagne

Classement général MotoGP Emilie-Romagne

Crédit classement motogp.com



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