Pol Espargaró avait dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : Valentino Rossi a apporté beaucoup de bien à la moto en général, mais il a aussi drainé le pire dans les tribunes des Grands Prix en particulier. De véritables hooligans dont la longévité d’existence liée au silence sur le sujet de celui dont on s’exprime ainsi en son nom posent question. Avec le confinement, la pandémie et le huis-clos, on les avait oubliés. Mais cette partie noire de la planète jaune s’est rappelée au mauvais souvenir de tous via les réseaux sociaux, en se déchaînant sur l’Instagram de Joan Mir qui n’avait fait pourtant que son boulot à Misano…

En dépassant de façon magistrale Valentino Rossi dans les derniers kilomètres du Grand Prix de Saint Marin, l’officiel Suzuki s’offrait une belle troisième marche d’un podium qui était ainsi soufflé au Doctor. Il aurait été son 200ème et il l’aurait fêté avec ses élèves Morbidelli, vainqueur, et Bagnaia, second.

Mais pour certains décérébrés, cette belle passe d’armes était plutôt un crime de lèse-majesté. Et ils l’on fait savoir sur le profil Instagram du talentueux pilote espagnol. Un moment bien triste qui pose une question à laquelle Valentino Rossi n’a jamais apporté une réponse claire au sujet de ce type d’individus qui arborent tout de même ses couleurs.

Mir c’est l’avenir

On rappellera qu’à la fin de la course, Joan Mir avait été pourtant plus que déférent à l’égard d’un Rossi qui reste tout de même un adversaire à battre comme les autres : « je suis désolé de lui avoir enlevé le podium, car il a vraiment passé un super week-end. Mais c’est comme ça que les courses MotoGP sont, à ce moment-là, il n’était qu’un objet devant moi. J’ai tout donné, je me sentais bien, c’était ma journée, le feeling avec la moto a augmenté pendant la course, j’étais fort en freinage, j’ai vu l’opportunité de monter sur le podium et je ne l’ai pas laissé filer. Je n’oublierai jamais ce dépassement ».

Son patron chez Suzuki Davide Brivio, et qui connait bien la « Rossisphère » a pris sa défense : « sur la piste, il était concentré sur le but du podium, il n’a vu que cela … Mais je ne pense pas qu’il était vraiment désolé. Mir fait partie de cette génération de jeunes pilotes sur lequel je parierai pour un rôle de premier plan dans le futur. Nous travaillons pour le faire grandir ». N’en déplaise à ce que l’on espère être tout de même qu’une minorité.

 




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