En arrivant chez KTM, Danilo Petrucci espérait connaître un meilleur sport que celui vécu durant la dernière saison qui clôturait sa longue période Ducati. La marque autrichienne l’encourageait d’ailleurs dans ce sentiment en affirmant qu’elle ferait en sorte que sa nouvelle recrue fasse mieux qu’une victoire par an, une régularité remarquée ces deux dernières années. Puis les hostilités ont commencé et les choses n’ont pas bien tourné. KTM, et le team Tech3 qui l’accueille, font ce qu’ils peuvent pour que mon mètre 80 et ses 78 kilos soient tolérés par la RC16. Mais s’il ne pleut pas, et c’est souvent, le handicap semble insurmontable. Petrux est à la croisée des chemins.

Le contrat de Danilo Petrucci ne court que pour un an, et après neuf courses en cette saison 2021, on ne voit pas très bien ce qui pourrait pousser KTM à le renouveler. D’autant plus que, derrière, les jeunes de sa filière poussent fort. En 2022, Remy Gardner sera sur l’une des machines autrichiennes de Tech3. La seconde est encore à attribuer. En ce sens, Petrucci est en concurrence avec son actuel équipier Lecuona et un Raul Fernandez qui pourrait suivre son actuel équipier en Moto2. A condition d’accepter les conditions de KTM…

Au vu du bilan de l’Italien à la mi-temps, il ne part pas favori pour garder son poste. Il est d’ailleurs le premier à le reconnaître : « bien sûr, je suis le premier à admettre que je veux obtenir de meilleurs résultats. Je ne peux certainement pas être satisfait de la première moitié de saison » dit-il sur Motorsport-total. Et pour cause : le meilleur résultat de Petrucci en tant que pilote KTM est une cinquième place au Grand Prix de France au Mans. Mais, parce que c’était une course sous la pluie, elle se distingue par des circonstances particulières. Jusqu’à présent, Petrucci n’a franchi la ligne d’arrivée qu’une seule fois dans le top 10 sur piste sèche : en 9e position au Grand Prix d’Italie au Mugello. En revanche, il y a trois chutes, dont certaines ne sont pas son fait, et quatre arrivées en dehors du top 10.

« Assen était très typique des courses que j’ai eues cette année » fait remarquer Petrucci. « Les qualifications se sont mal passées. Et dans les lignes droites, l’aérodynamisme n’est pas assez bon pour être assez rapide. J’ai pris un bon départ, mais je n’ai pas pu dépasser Binder et Bastianini pendant longtemps. Puis le pneu arrière a commencé à s’user ». Dans ce Grand Prix des Pays-Bas, Petrux est parti de la 18e place sur la grille pour finir à la 13e place.

Danilo Petrucci

Petrucci : des options en Rallye-Raid et en WSBK

En vue de la seconde partie de saison, qui débute avec le double match à domicile KTM en Autriche durant les week-ends des 8 et 15 août, Petrucci est très clair : « je dois m’améliorer en qualifications, car si vous commencez loin vous perdez six ou sept secondes dans le premier tour, et alors la course est pratiquement terminée ».

L’Italien a signé un contrat d’un an avec KTM avec une option pour une deuxième année. Cependant, KTM n’a pas pris cette option. La coopération expirerait donc, du moins sur la scène MotoGP, à la fin de l’année. Pourquoi cette précision ? Parce que Petrucci peut imaginer courir pour KTM dans des Rallyes Raids, en particulier le Dakar, l’année prochaine… Mais il a aussi deux propositions pour aller en WSBK. On ne sait de qui elles émanent, mais on peut déjà éliminer les options Yamaha et… Ducati.

Petrucci

 

 



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