Pol Espargaró est connu pour sa bravoure, et cette dernière ne lui a pas manqué pour amener la marque KTM là où elle est actuellement en MotoGP. Ses virgules sur la piste de Phillip Island et son terrible accident à Brno qui l’a laissé plusieurs minutes paralysé sont des faits d’armes qui attestent du courage de l’Espagnol, qui a toujours remis du gaz malgré tout. Cependant, il est devenu jeune papa. Et à l’écouter, quelque chose a changé …

Dans l’histoire des sports mécaniques, on se souviendra que la paternité d’un pilote était la crainte d’un Enzo Ferrari qui estimait que, dans ce cas, une seconde au tout était perdue. Fantasme ? Nous verrons comment Pol Espargaró abordera son nouveau défi chez Honda, et s’il montrera autant de détermination à braver les éléments et la gravité que lorsqu’il était chez KTM. Pourquoi ? Parce que, justement, c’est un jeune papa, d’une fille qui n’a pas encore un an.

Dans des propos recueillis par Corsedimoto et déclarés à TV3, on sent que l’Espagnol a changé avec la naissance de son enfant : « maintenant que je suis père, j’ai beaucoup plus peur ». Voilà qui est clair et qui mérite développement. Alors il poursuit : « à 11 ans, j’allais à 240 km / h dans la ligne droite. À ce moment-là, j’étais prêt. C’est pourquoi à 15 ans j’étais dans le championnat du monde en 125. Mais si quelque chose m’arrive demain, ma fille n’aura pas de père ».

Pol Espargaró a changé

A cette naissance s’ajoute l’effet du confinement qui a amené Pol Espargaró à découvrir le rôle du père lors des premiers mois de sa fille : « c’était tout nouveau, presque une sorte de panique. Est-ce que tu respires ? Pourquoi tu ne manges pas ? C’est une aventure. J’étais vraiment excité : quand je l’ai prise dans mes bras et l’ai donnée à sa mère, j’ai pleuré comme un bébé. Mes normes d’amour changent. C’est incroyable ». Une mise à jour de la matrice émotionnelle qui peut avoir des répercussions sur une MotoGP…

Et d’ailleurs, il termine : « je pense aux risques du travail. Bien sûr, j’ai peur, des malheurs arrivent de temps en temps et vous êtes conscient du risque du sport que vous pratiquez ». Et il se souvient de l’accident en République tchèque … « Si cela m’était arrivé avec 5 ans de plus, je serais peut-être resté en fauteuil roulant … ».

 



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