Au fur et à mesure que les jours passent, la pandémie COVID-19 étend son emprise et resserre l’étau sur une population et des gouvernements contraints à en repasser par le confinement. Une situation qui rend de plus en plus compliqué l’idée d’un championnat du monde se déroulant comme si de rien n’était. Pour les Grands Prix moto, la finale doit se tenir au Portugal, sur un tracé de Portimao inédit pour eux, comme il l’a été pour la Formule 1 il y a peu. Mais il devient de moins en moins certain que le MotoGP y élise domicile. Le gouvernement portugais réévalue en effet la situation sanitaire du pays.

C’est une idée qui plane au-dessus du paddock depuis Aragon, et qui est de plus en plus affirmée : la saison s’achèvera prématurément, sous la pression de la crise sanitaire. Il reste trois Grands Prix, dont deux semblent assurés, puisque devant se dérouler sur le même site de Valence. Après, il faudra se déplacer vers le Portugal et s’installer à Portimao.

L’annulation n’est plus un sujet tabou

Sur cette perspective, le secrétaire d’État à la Santé du gouvernement portugais, lors d’une conférence de presse, s’est montré réservé. Le responsable politique Diogo Serras Lopez a ainsi répondu sur Sapo24 à une question directe sur la possibilité d’annuler la course MotoGP : « l’évolution de la pandémie signifie que toutes les mesures, tous les événements et tout ce qui se passera à l’avenir sont évalués en permanence et que les meilleures décisions sont prises en fonction de l’évolution de la pandémie et de ce qui se passe ces jours-ci ». Et on sait que, ces jours-ci, on ne va pas vers le mieux…

Il ne faudra donc pas manquer les Grands Prix à Valence. Et on comprend mieux pourquoi il était impératif de sortir des deux échéances d’Aragon en tête de ses championnats respectifs. Ce qui est pris n’est plus à prendre…

Championnat MotoGP après Teruel (11/14) :




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