Hervé Poncharal, comme d’ailleurs le reste du paddock des Grands Prix, se lancera à partir de ce week-end dans un marathon qu’il faudra disputer sur le rythme d’un sprint. Un vrai parcours du combattant avec pas moins de quatre courses en cinq semaines. Et il ne faudra pas faiblir. Car en fin de série sera prononcée la trêve estivale, ce qui veut dire aussi le coup de sifflet quasiment final du marché des transferts…

Ce Grand Prix d’Italie va ouvrir une période sensible où les carrières vont se faire ou se défaire… Alors que les courses aux titres battront leur plein, il s’agira pour les protagonistes de penser à 2022 tout en gérant leur campagne 2021. Il faudra garder ses nerfs, car les coulisses sont déjà très agitées après seulement cinq rendez-vous sur les 19 inscrits au calendrier : « pour le moment, tout le monde réagit de manière excessive, c’est évident », a déclaré le patron de Tech3 Hervé Poncharal sur Motorsport.com. « A mon avis, il faut attendre et voir ».

Mais ce qui relève du bon sens n’est pas forcément applicable au marché des transferts : « il est clair qu’il y a des pressions et que le marché des transferts s’ouvre tôt », a déclaré Poncharal. « Nous savons à quel point le pilote est important dans notre sport. Il n’y a pas beaucoup de pilotes qui sont de vrais leaders. Alors bien sûr, le marché tourne autour d’eux. Il faut se positionner tôt, sinon ils iront ailleurs ». Les prochaines courses seront donc décisives. Mais il y aura une échéance : « je pense que autour de Barcelone, les choses à Assen seront beaucoup plus claires » prédit le tricolore. Cela signifie que les pilotes doivent faire leurs preuves d’ici la fin du mois de juin.

Ce dernier livre aussi le portrait type du pilote qu’il voudrait avoir dans ses murs : « il s’agit aussi de la façon de travailler, l’attitude. Il faut regarder si l’aspect technique fonctionne, s’ils ont la volonté et s’il y a des progrès. Le pilote a-t-il la volonté, l’envie ? A-t-il une attitude constructive ? Est-il techniquement assez intelligent ? Est-ce qu’il évolue davantage ? ».

Hervé Poncharal : “c’est une décision commune avec Red Bull, KTM et Tech3″

De grandes questions qui se poseront sous son auvent. Car les sort de Petrucci et de Lecuona ne sont pas encore figés. Et d’autant moins que, du Moto2, Remy Gardner et Raul Fernandez se montrent convaincants, sans parler de Pedro Acosta en Moto3… « C’est une décision commune avec Red Bull, KTM et Tech3 », déclare Poncharal au sujet de la politique de recrutement pour un poste sur une RC16. « Pour le moment, tout le monde parle de Fernandez et d’Acosta et moins de Rémy Gardner, mais il a montré qu’il était prêt pour le passage en MotoGP ».

Gardner a roulé pour l’équipe Tech 3. C’était en Moto2 en 2017 et 2018. À cette époque, l’équipe utilisait toujours le châssis Mistral qu’elle avait elle-même développé. Il n’y a pas eu de grands succès et de podiums à ce moment-là. Mais Gardner mène actuellement le championnat du monde Moto2 après cinq courses… Un point devant le rookie Raul Fernandez qui compte déjà deux succès cette année contre zéro à son aîné d’équipier.



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