Moto GP
Publié le 3 novembre 2026 • 13:00 par André Lecondé

MotoGP Qatar : Alex Marquez opéré, les USA frappent l’Iran … et la grille de départ fond à vue d’œil

Alex Marquez forfait, Gresini décimé et frappes américaines en Iran : le Grand Prix du Qatar s'enfonce dans l'incertitude.

Alex Marquez

À trois jours des premiers essais, le Grand Prix du Qatar ressemble de moins en moins à une manche ordinaire du championnat du monde MotoGP. Alors que les organisateurs maintiennent fermement l’épreuve de Losail, la grille de départ continue de se réduire. Dernière absence confirmée : Alex Marquez, opéré lundi à Madrid. Et comme si cette situation ne suffisait pas, les États-Unis viennent de mener de nouvelles frappes contre des installations iraniennes dans le détroit d’Ormuz.

Deux événements distincts, mais qui viennent alimenter une même interrogation : dans quelles conditions ce Grand Prix va-t-il finalement se dérouler ?

Alex Marquez opéré : Gresini perd son leader au pire moment

Troisième du Grand Prix de Malaisie, Alex Marquez avait annoncé dès dimanche son intention de subir une intervention chirurgicale pour traiter les séquelles de sa blessure à l’épaule droite. L’opération s’est déroulée lundi à l’hôpital Ruber Internacional de Madrid.

Le pilote Gresini a précisé sur ses réseaux sociaux : « Hier, j’ai subi une intervention chirurgicale pour retirer le matériel d’ostéosynthèse de ma clavicule droite et de ma main gauche. »

Une bursectomie arthroscopique a également été pratiquée sur son épaule droite afin de traiter une inflammation persistante. « L’opération s’est déroulée sans aucune complication, et maintenant ma convalescence à domicile commence. »

Le numéro 73 espère retrouver la compétition au Portugal, mais son absence au Qatar est définitive. Et pour Gresini, les conséquences sont considérables.

Gresini sans Alex Marquez : un seul pilote pour sauver les meubles ?

Car Alex Marquez n’est pas le seul absent potentiel dans le garage italien. Son coéquipier Fermin Aldeguer récupère toujours de sa fracture à la main contractée en Indonésie. Depuis l’Australie, Iker Lecuona assure son remplacement.

À ce stade, Gresini pourrait donc se présenter à Losail avec un seul pilote, Lecuona, sous réserve de confirmation de sa participation et de la composition définitive de l’équipe. Une situation révélatrice du contexte exceptionnel entourant cette vingtième manche.

Yamaha et Pramac ont déjà annoncé leur retrait, supprimant quatre motos de la grille. À ces absences s’ajoutent celles d’Alex Marquez, de Toprak Razgatlioglu et les incertitudes médicales concernant plusieurs autres pilotes, notamment Jorge Martin, Joan Mir et Raul Fernandez.

Le scénario d’une grille réduite à 12 ou 13 participants circule désormais.

Ce chiffre reste hypothétique : aucune liste officielle des partants ne permet encore de le confirmer. Mais une chose est certaine : le MotoGP risque de présenter au Qatar un plateau très éloigné de ses effectifs habituels.

Les États-Unis frappent l’Iran à quelques jours du Grand Prix

Pendant que les équipes préparent leurs déplacements, la situation régionale connaît un nouveau développement militaire. Selon Reuters et Associated Press, les forces américaines ont mené lundi des frappes contre des cibles iraniennes sur l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.

Des responsables américains ont présenté cette opération comme une action défensive visant des capacités de missiles sol-air susceptibles de menacer leurs moyens militaires. Les frappes auraient été limitées et ne constitueraient pas, selon ces responsables, le déclenchement d’une nouvelle campagne militaire majeure.

Elles confirment néanmoins que les opérations armées se poursuivent dans la région à quelques jours de l’arrivée du paddock à Doha. Il serait prématuré d’en déduire que le circuit de Losail ou l’aéroport de Doha sont directement menacés.

Mais cette nouvelle intervention renforce les interrogations sur la sécurité des déplacements et sur les possibilités d’évacuation en cas d’aggravation du conflit.

Le MotoGP maintient le cap, mais jusqu’où ?

MotoGP Sports Entertainment Group assure disposer de garanties suffisantes pour organiser l’épreuve. Yamaha a pourtant estimé que ces assurances ne permettaient pas de lever ses restrictions internes de voyage.

Le constructeur japonais s’expose désormais à d’éventuelles sanctions contractuelles ou sportives. Pendant ce temps, les pilotes encore engagés doivent composer avec une situation mouvante. Le championnat défend la normalité de son calendrier alors que les absences se multiplient et que l’actualité militaire rappelle quotidiennement l’instabilité régionale.

Alors, qu’est-ce qu’on retient ?

  • Alex Marquez : opération réussie à Madrid, forfait confirmé pour le Qatar.
  • Gresini : potentiellement réduit à Iker Lecuona, avec une grille MotoGP déjà amputée des quatre Yamaha.
  • Qeshm : nouvelles frappes américaines confirmées, sans menace directe établie contre Losail.

Le MotoGP veut maintenir son Grand Prix. Mais entre les blessures, les retraits et les opérations militaires, une question devient chaque jour plus pressante : combien de pilotes seront réellement présents lorsque les feux passeront au vert ? Et surtout, à partir de combien d’absents une course maintenue cesse-t-elle de ressembler à un championnat du monde au complet ?

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