A Jerez, les pilotes ont dû, durant deux weekends de rang, braver la canicule qui a transformé le site et la piste andalous en fournaise. Une épreuve physique majeure. A Brno, ils sont roulé sur un asphalte si dégradé qu’il a été assimilé à du simple béton. Et pour le Red Bull Ring, à quelle condition extérieure à leur moto vont-ils de voir s’adapter ? A la pluie. Car rouler sur le mouillé en Autriche, c’est prendre plus de risques qu’ailleurs. Jack Miller, et surtout Cal Crutchlow, tirent déjà la sonnette d’alarme.

Tout le monde a compris qu’en cette période sensible de pandémie il fallait avant tout courir. Alors, va pour l’enfer de Jerez en juillet vécu deux fois de suite, ou l’enrobé dégradé de la piste de Brno. Mais pour le Red Bull Ring, ça risque de coincer tant qu’il sera arrosé par la pluie. Celle-ci s’est invitée en Styrie, et pas qu’un peu. Une situation qui soulève des interrogations chez les pilotes.

Le pilote Pramac Ducati Jack Miller a ainsi déclaré : « les conditions humides ne sont certainement pas idéales. Si vous perdez la moto avant le virage 3, vous vous écraserez contre le mur. Nous en parlerons certainement à la commission de sécurité. Vous ne pouviez pas piloter ce jeudi sous cette pluie aussi forte. Mais nous sommes ici deux semaines et avons suffisamment de temps pour courir ».

« On a l’impression de piloter sur de la glace »

Cal Crutchlow se fait l‘écho de cette inquiétude, et de façon plus détaillée… « Je n’aime pas courir sous la pluie, surtout ici. Je veux dire, ici, on a l’impression de conduire sur de la glace et les voies d’évacuation ne sont pas très larges ».

« Nous sommes tous inquiets » a-t- il poursuivi. « Mardi après-midi, j’étais sur le circuit, il a plu pendant quelques heures et l’eau sur la piste a atteint la cheville. Il y a beaucoup d’ondulations, à l’entrée du virage 2 il y avait une flaque d’eau juste à l’endroit où nous commençons à couper le gaz. Il y avait une camionnette qui tournait, c’était incroyable la quantité d’eau qu’elle soulevait ».

Mais alors que faire si le mauvais temps persiste ce week-end ? « Nous allons quand même sortir, parce que certains le feront et les autres ne voudront pas être désavantagés. Je ne pense pas que cette piste soit sûre sous la pluie, même si je suis rapide sur le mouillé. Tout mur sur ce circuit doit être reculé loin, je pense qu’ils ont l’argent pour le faire ».

Il termine en identifiant les points noirs : « Virages 1, 3, 4, 9, puis le dernier. Je ne suis pas un pilote qui a peur, mais je pense que cette piste est assez dangereuse même sur le sec, imaginez sur le mouillé ».



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