Le Grand Prix de Thaïlande s’est bien terminé pour Marc Márquez. Mais il avait bien mal commencé. La faute à une violente chute au terme de la FP1 dont l’officiel Honda s’est miraculeusement sorti indemne. Sa condition physique hors-norme lui a permis de surmonter l’épreuve et les douleurs durant le reste du meeting. Quant aux causes de cet accident, le désormais octuple titré a décidé d’en prendre la responsabilité. Cal Crutchlow, qui pilote une Honda, précise tout de même quelque chose…

Le MotoGP vit actuellement en plein paradoxe. C’est une Honda qui domine le championnat. Et pourtant, cette moto est sans doute la plus difficile à exploiter pour un pilote. Il faut s’appeler Marc Márquez pour y arriver. Sinon, sans lui, on aurait de cesse de fustiger une machine rétive et ratée. Une nouvelle pièce à ce dossier est à verser avec les commentaires de Cal Crutchlow sur la chute de Marc Márquez lors de la FP1 à Buriram.

La version officielle veut qu’un pneu sale ait obligé Marc Márquez à couper trop brutalement les gaz, ce qui a entraîné une forte réaction du frein moteur. Sans doute, mais l’Anglais du team LCR annonce que cet enchaînement de faits amenant à la douloureuse conclusion n’a rien d’une exception. Car il faut se méfier de la Honda lorsque l’on sort tout juste des stands…

Crutchlow explique ainsi sur Autosport : « ce n’est pas la faute d’un pneu sale » lâche l’équipier de Nakagami. « Je pense qu’il ne s’est pas penché suffisamment au virage 3, mais c’est une chose très typique de la Honda : vous arrivez là et le pneu n’a pas d’adhérence dans les virages par rapport aux autres motos. » Il précise : « si nous suivons une d’une autre marque, c’est difficile parce que nous ne chargeons pas les pneus de la même manière. »

« Marc n’a pas assez mis de gaz et le poids n’était pas là pour pousser le pneu. J’ai suivi Franco Morbidelli lors d’un deuxième tour lors de la FP2 en Thaïlande, et honnêtement c’était embarrassant. J’aurais aussi bien pu être sur une piste mouillée pour essayer de tourner au virage à la même vitesse que lui, car nous, les pilotes Honda, avons besoin d’un tour supplémentaire pour préparer le pneu. »

« Si vous regardez dans les essais, le premier tour après que nous avons quitté les stands avec un pneu usagé est toujours très différent du tour suivant. Nous avons besoin de ce tour supplémentaire pour pouvoir faire fonctionner le pneu. » Piloter une Honda est décidément tout un art…



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