A Misano, Ducati, par le biais de son PDG Claudio Domenicali, en a dit un peu plus sur ses futurs plans en MotoGP. Et les maîtres-mots semblent en être italianité et jeunes. L’effort mis sur le team Avintia dont le nouveau visage comme la réévaluation du statut auprès de la marque sont apparus avec un Johann Zarco installé dans le box, avec un encadrement portant des chemises rouges, pourrait encore s’accentuer. En 2021, on y attend Enea Bastianini. Une politique qui fait passer Tito Rabat comme un homme du monde d’avant… L’Espagnol, fataliste, sait qu’il peut connaître le même sort que son ancien équipier, Karel Abraham…

Il n’y a pas si longtemps, le team Avintia équipé en Ducati était encore une vraie équipe privée. Entendez par là qu’il achetait ses motos, s’en occupait, et mettait dessus des pilotes qui lui permettait économiquement de faire la saison. Puis avec l’embauche recommandé par Ducati de Johann Zarco, les choses ont commencé à changer. Karel Abraham en a fait les frais. Le Tchèque qui faisait le chèque avait pourtant un contrat.

Des mœurs du temps passé qui survivent aujourd’hui avec Tito Rabat. Bien qu’ancien Champion du Monde de Moto2, l’Espagnol met la main à la poche pour son guidon. Ce qui ne semble plus être une garantie. Comme tout le monde, il entend les rumeurs. En 2021, Enea Bastianini arrivera. A ses côtés ? Pas forcément, car Luca Marini est toujours dans les tuyaux…

« Il y a un engagement qui doit être respecté »

Plutôt que de faire la sourde oreille, Tito Rabat fait face à ces bruits de couloir pour mieux rappeler comment ça marche en MotoGP… « En fin de compte, tout le monde ici doit survivre. Tout le monde doit avoir un plan B, personne n’épouse personne. C’est ainsi, c’est ce que c’est, mais ce n’est pas que pour moi, c’est pour moi et pour tout le monde. Il faut donc savoir nager un peu, il faut tout donner, c’est la seule chose qui existe. Je ne le prends pas mal, mais cela me rend plus éveillé, plus alerte ».

Ces considérations générales faites, il parle de lui-même : « physiquement, je me sens bien » dit-il dans une interview avec ‘Marca‘. « Il y a ici un engagement qui doit être respecté, mais nous devons franchir ce petit pas parce que nous méritons d’être devant. Ce n’est pas que nous réclamons quelque chose que nous ne méritons pas ou quoi que ce soit d’autre ».

Même si les résultats ne s’améliorent pas, Tito Rabat ne se sent pas sur la sellette. « Nous devons continuer à réduire l’écart avec ceux qui sont en tête. Je pense que c’est normal de dire ça. Je ne dis rien d’autre… Je me suis battu pour ça toute ma vie… J’ai été dans cette ligue pendant la moitié de ma vie, évidemment il y a eu de mauvais moments, mais le lendemain tu te dis : « je veux juste y arriver ».

Rabat, qui s’est remis d’une grave blessure à la jambe lors du Grand Prix de Grande Bretagne à Silverstone il y a deux ans, termine sur son équipe : « elle s’est évidemment améliorée, mais j’ai un contrat privé… Quand j’ai rejoint cette équipe, cela ne ressemblait pas à une équipe MotoGP. Maintenant, on dirait une usine… Il ne manque rien, il n’y a rien à dire ».

 

 



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