C’est dans la liesse populaire et la communion avec son peuple que Valentino Rossi va vivre son dernier Grand Prix sur le sol italien en tant que pilote titulaire en MotoGP. Cependant, le Doctor n’invitera pas tout le monde à ce pot de départ. Par exemple, et à écouter Vale, on ne voit pas ce que les ingénieurs Yamaha viendraient y célébrer…

Valentino Rossi s’élancera carrément dernier pour son ultime représentation sur ses terres, et si on ne parlait pas d’un nonuple champion du monde qui a tant fait pour la moto, tout en y étant éternellement ancré autant politiquement qu’économiquement, on dirait que c’est une humiliation et la saison de trop.

Mais on ne touche pas au sacré. Qui a une parole de même valeur. On sait ce qu’il pense des Michelin depuis belle lurette, mais ces derniers mots prononcés l’ont été pour Yamaha. « Je n’ai jamais eu de bonnes sensations ni avec la moto ni avec les pneus » a-t-il expliqué sur sa position sur la grille de départ. Mais sa réflexion est aussi plus globale : « la M1 est issue d’un programme majoritairement japonais, tous les ingénieurs sont de là-bas. À mon avis, nous ne sommes pas en mesure de tirer le meilleur parti de l’électronique. La moto a fait un énorme pas en arrière lorsque nous l’avons changée. Mais en ce qui concerne les pilotes, ce que je peux vous dire, c’est que cela devient très difficile dès que les conditions sont mitigées. Il est clair que nous perdons beaucoup de performances de ce point de vue ».

Valentino Rossi, Petronas Yamaha SRT, Gran Premio Nolan del Made in Italy e dell'Emilia-Romagna

Valentino Rossi met clairement en cause la compétence japonaise

Voilà qui est dit, même si son élève Morbidelli s’en est pour le coup pas si mal sorti lors des qualifications à Misano. Cependant, il faut se souvenir de la hiérarchie du vendredi dans ce Grand Prix qui avait été une déculottée pour l’industrie japonais de la moto face aux marques européennes. Il faut aussi ramener cette remarque de Valentino Rossi aux difficultés de Honda à mettre au point une moto capable de donner le change aux Ducati, sans parler de Suzuki qui a pris un retard que Joan Mir ne manque jamais de souligner.

Vale met clairement sous les projecteurs un savoir faire japonais égaré, et qui n’a pas su, entre autres, s’accommoder d’une centrale électronique unique d’origine italienne. Nul doute que cette évaluation publique de la légende vivante des Grands Prix fera mal au Japon.

Valentino Rossi



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