L’ère du MotoGP actuel convenue entre toutes les parties a comme échéance l’année 2021. Après cette date s’ouvrira un autre épisode dont les règles sont en cours de discussions avec les mêmes acteurs. Ces derniers ne peuvent que se féliciter de la progression de la catégorie si bien que tout le monde est déjà d’accord sur pas mal de points. On peut donc dessiner ce que seront les contours de la discipline reine jusqu’en 2026

Le PDG de Dorna, Carmelo Ezpeleta, prévoit de jalonner la voie du Championnat du Monde MotoGP de 2022 à 2026 dès l’année prochaine. A ce stade, on peut évaluer trois axes forts : un  désarmement aérodynamique, plus de Grand Prix au calendrier, et pas de nouveau constructeur.

Actuellement, tous les constructeurs et équipes de MotoGP ont conclu des contrats avec Dorna pour une période de cinq ans, qui se terminera après la saison 2021. Les contrats actuels prévoient un maximum de 20 Grands Prix et chaque équipe client reçoit 2,5 millions d’euros de la Dorna pour chaque pilote. Dans le même temps, les forfaits de leasing des usines pour leurs équipes privées sont plafonnés à 2,2 millions d’euros par pilote et par saison.

Jusqu’à présent, il n’était pas clair que de nouveaux constructeurs tels que Kawasaki, BMW ou MV Agusta entreraient dans la danse. Mais c’est peu probable puisque Carmelo Ezpeleta, le patron de Dorna, ne cache pas qu’il est plutôt satisfait des six constructeurs actuels que sont Honda, Yamaha, Suzuki, Ducati, KTM et Aprilia.

En fait, Dorna veut continuer après la saison 2021 avec 22 pilotes et les six constructeurs actuels. Les discussions avec des équipes satellites telles que Tech3, LCR, Gresini, Pramac, Avintia et Petronas ont été clarifiées. Au plus tard à l’été 2020, les contrats seront prolongés de 2022 à la fin de 2026. Cela apporte de la stabilité et le contrat entre Dorna et la FIM s’étend même jusqu’en 2041.

Les effectifs par marque ne changeront pas beaucoup. Yamaha compte quatre motos, KTM en a autant, Ducati en recense actuellement six avec Pramac et Avintia, Honda quatre pour Repsol et LCR. Aprilia est la seule à n’avoir aucune position de départ. Les Italiens utilisent les deux places de Fausto Gresini.

Curieusement, Aprilia est considérée comme un partenaire de Gresini en tant qu’équipe client. Si Aprilia revendique ses propres places en tant que fabricant officiel à partir de 2022, un contrat de cinq ans doit être signé et, en cas de retrait anticipé, une pénalité financière est due.

Au fil des ans, toutes les équipes privées indépendantes de MotoGP ont été éliminées, de Forward à AB Motorsports, en passant par Paul Bird Motorsport et IodaRacing. À la fin de 2018, Marc VDS Honda a été renvoyé à son projet Moto2. Avintia Ducati est la seule équipe du genre qui reste. Il pourrait devenir un candidat à l’acquisition d’un statut de satellite Suzuki ou d’Aprilia. Par exemple, si Avintia cède ses deux places à Aprilia, comme Jorge Martinez a fait avec ses deux motos à Petronas-Yamaha il y a un an, alors Gresini pourrait aussi devenir la deuxième équipe de Suzuki dans le futur.

Il y a trois ans, Dorna voyait ainsi la situation idéale : Six constructeurs dotés chacun d’une équipe d’usine et chaque usine exploitant également une équipe client. Ce plan donne 24 places et 24 pilotes avec le meilleur matériel. Mais Suzuki et Aprilia n’équipent pas une deuxième équipe à ce jour.

Les règlements techniques ne changeront pas beaucoup après 2021. Seules les règles aérodynamiques doivent être rigoureusement limitées et les coûts dans ce domaine seront réduits. De même, le nombre maximum de courses convenu avec les équipes de Grand Prix passera de 20 à 22, avec le consentement de tous. En contrepartie, le nombre d’essais hivernaux officiels et obligatoires IRTA (deux en novembre et deux en février) sera réduit à un ou deux au maximum.



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