Le feuilleton Nicolò Bulega approche de son dénouement. Depuis plusieurs semaines, une question anime les discussions dans le paddock : le leader du Championnat du monde Superbike accepterait-il de quitter une situation idéale chez Ducati pour relever le défi du MotoGP ? Selon les dernières informations, le constructeur de Borgo Panigale aurait trouvé le compromis qui manquait encore aux négociations. Bulega serait désormais en passe d’obtenir un contrat de deux saisons, jusqu’à la fin de 2028, avec l’équipe VR46.
Les premières discussions portaient sur un contrat dit « 1+1 », soit une saison ferme assortie d’une option pour une deuxième année. Une formule qui laissait planer une forte incertitude sur l’avenir du pilote. Après seulement quelques Grands Prix, Bulega se serait retrouvé dans l’obligation de convaincre Ducati de prolonger l’aventure, une perspective qui ne séduisait guère son entourage.
Cette prudence contrastait d’ailleurs avec le traitement réservé à d’autres pilotes récemment recrutés par les constructeurs. Toprak Razgatlioglu, par exemple, a obtenu un contrat de deux ans lors de son arrivée en MotoGP chez Yamaha.
Selon plusieurs sources concordantes dont GPOne, Ducati aurait finalement accepté d’offrir à Bulega le contrat qu’il réclamait. Au-delà de sa durée, ce contrat constituerait surtout une véritable marque de confiance.
Bulega ne rejoint pas le MotoGP comme un simple pari. Depuis deux saisons, l’Italien s’est imposé comme la référence du Championnat du monde Superbike au guidon de la Ducati Panigale V4 R. Son adaptation rapide, sa régularité et sa capacité à développer une machine en ont fait l’un des pilotes les plus convoités du marché. Ducati semble désormais considérer que ce potentiel mérite un véritable projet à moyen terme.

Direction VR46 pour Bulega
Sauf retournement de situation, Nicolò Bulega prendra la place de Franco Morbidelli au sein de l’équipe VR46 à partir de 2027. Il retrouvera un environnement qui lui est déjà familier. Très proche de Valentino Rossi, il fréquente régulièrement le Ranch de Tavullia et entretient depuis plusieurs années d’excellentes relations avec le nonuple champion du monde.
L’intégration sportive devrait donc être relativement naturelle. Selon les informations disponibles, Matteo Flamigni pourrait devenir son nouveau chef mécanicien, même si ce point reste encore à confirmer.
Un élément important demeure toutefois en discussion. Bulega bénéficiera-t-il d’un soutien technique identique à celui accordé à Fermin Aldeguer, futur pilote VR46 lui aussi ? La question est loin d’être secondaire.
Ces derniers mois, plusieurs pilotes Ducati ont publiquement reconnu l’écart existant entre les différentes spécifications techniques de Borgo Panigale. Fermin Aldeguer lui-même expliquait récemment qu’une moto d’usine apportait « ce petit quelque chose en plus » qui facilite la performance. Pour un pilote appelé à remplacer l’un des cadres du projet Ducati, disposer du soutien complet de l’usine constituerait un signal fort.
L’accord ne serait pas encore officiellement signé. Quelques détails resteraient à régler avant une annonce qui pourrait intervenir rapidement, probablement après le rendez-vous WSBK de Donington, où Bulega poursuivra sa quête du titre mondial Superbike.
Une chose semble en revanche acquise : malgré les approches insistantes de BMW ces dernières semaines, l’objectif du pilote italien n’a jamais changé. Depuis le début des négociations, Nicolò Bulega n’avait qu’une priorité : accéder enfin au MotoGP. Et, sauf surprise de dernière minute, ce rêve est désormais à quelques signatures de devenir réalité.





























