La crise sanitaire du Coronavirus s’est aussi transformée en fléau économique dont les conséquences sociales sont à venir. Il y a donc de quoi s’inquiéter et regretter cette pandémie qui a refermé le monde sur lui-même. Parmi les constructeurs moto, on se lamente légitimement d’une situation qui a brisé la dynamique du marché exactement dans une période où il connaît son embellie à l’approche des beaux jours. Cependant, du côté de Piaggio on entend une voix dissonante qui jure que, bien au contraire, cette situation est une opportunité. Elle appartient à Romano Albesiano, directeur technique du projet Aprilia en MotoGP…

Dans le paddock MotoGP, l’heure est aux économies à faire dès maintenant, avant de se mettre sur un train de vie moins dispendieux pour les prochaines saisons. Les investisseurs ont été frappés par la crise Covid-19, les motos se vendent moins, et il faut donc serrer les poings en attendant des jours meilleurs pour l’instant indéfinissables puisque la pandémie est toujours déclarée.

Une fatalité ? Voire ! Romano Albesiano qui travaille sur le projet RS-GP d’Aprilia en Grand Prix étonne en affichant un optimisme largement minoritaire dans le paddock : « il y a des entreprises qui profitent de cette situation. Nous l’avons vu avec des entreprises de haute technologie. Mais les entreprises qui offrent de la mobilité, comme Piaggio, en ont également profité », commente Albesiano lors de la ‘MotoGP RoundTable’ .

“Une énorme opportunité”

« Le prix de l’action Piaggio a remonté très rapidement. Il existe une énorme opportunité pour des entreprises comme celle-ci », assure l’Italien qui précise : « la situation des transports publics fait peur aux gens. C’est une bonne opportunité pour l’industrie des deux-roues ». Une industrie à deux roues qui serait donc en plein essor en saisissant l’occasion de ce qui est en fait une opportunité.

« En Italie, il y a eu un boom des motos et aussi des scooters. Ce n’était pas facile pour notre entreprise, mais les perspectives sont très bonnes », termine le directeur technique d’Aprilia qui prend ainsi totalement à contre-pied l’approche Ducati de la situation. A Borgo Panigale, au contraire, on assure que le cap va être difficile à passer, au point que les budgets vont être drastiquement revus à la baisse. Mais il est aussi vrai que la gamme de la marque de Bologne est moins généraliste que celle du groupe Piaggio. Qui a raison ? L’avenir nous le dira…



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