Otmar Szafnauer n’a jamais vraiment quitté la Formule 1. Passé par Force India, devenu un pilier de Racing Point — structure qu’il a accompagnée dans sa transformation en Aston Martin F1 Team avant de prendre les commandes d’Alpine F1 Team, le dirigeant roumano-américain prépare aujourd’hui son retour…

Szafnauer : un projet ambitieux… mais loin d’être gagné
Une revanche après le dossier Cadillac
L’histoire aurait pu s’écrire autrement. Szafnauer et ses partenaires faisaient partie des candidats pour intégrer la grille. Mais le projet a finalement échappé à leur structure, récupéré par Cadillac. Un revers… qui n’a visiblement rien stoppé.
Aujourd’hui, le dirigeant revient à la charge avec une nouvelle stratégie : viser directement une 12e équipe, ou à défaut, racheter une structure existant :
« S’il y a quelque chose d’intéressant à vendre… ou une place qui se libère, nous serons prêts. »
Le message est clair : il ne s’agit plus d’une idée, mais d’un plan.
Van Amersfoort, point de départ du projet
En attendant une ouverture, Szafnauer construit en coulisses. Désormais impliqué chez Van Amersfoort Racing, il ne se contente pas d’un rôle exécutif classique. Il s’est positionné comme partenaire, avec une vision à long terme.
Objectif : structurer une base solide… avant de viser plus haut. Car derrière ce projet F1, une autre piste existe déjà : une possible incursion en IndyCar.
Une grille saturée… et peu accueillante
Mais le principal obstacle n’est pas sportif. Il est politique. Et financier. Les équipes actuelles voient d’un très mauvais œil l’arrivée d’un nouveau concurrent. Plus d’écuries, c’est aussi moins de revenus à partager. Et du côté de la direction de la F1, le discours reste prudent.
Stefano Domenicali l’a déjà rappelé : les infrastructures sont à la limite.
« Nous devons être prudents… nous sommes déjà au maximum sur le plan logistique. »
Autrement dit : même si la porte n’est pas totalement fermée, elle est loin d’être ouverte.
Szafnauer n’a pas renoncé à la F1. Il attend son moment. Entre opportunité de rachat, hypothétique 12e équipe et construction progressive en arrière-plan, le projet avance… lentement, mais sûrement. Reste une question : dans une F1 déjà saturée, y a-t-il vraiment de la place pour un nouvel acteur ?































