Le clash est désormais public. Plusieurs semaines après son spectaculaire accident au Grand Prix du Japon, Ollie Bearman n’a toujours pas digéré ce qu’il estime être une faute de Franco Colapinto. Le pilote Haas a visé sans détour l’Argentin d’Alpine, dénonçant un comportement “inacceptable” après un épisode qui a marqué le paddock.

Bearman : un accident brutal devenu symbole
À Suzuka, Bearman arrivait lancé avec toute l’énergie disponible de sa monoplace au moment où Colapinto roulait nettement plus lentement en phase de récupération de batterie. Avec la réglementation 2026, ces écarts de vitesse peuvent devenir énormes sur certains secteurs.
Quand l’Alpine s’est déplacée sur la gauche à l’approche du virage 13, Bearman a dû réagir dans l’urgence pour éviter le contact. Contraint de passer sur l’herbe, il a perdu le contrôle de sa Haas avant de terminer violemment dans les barrières.
Le Britannique n’a pas oublié la scène : “Il ne m’a pas laissé assez d’espace et j’ai dû éviter une collision bien plus grave.”
“Je n’étais vraiment pas content”
Invité cette semaine d’un podcast, Bearman a expliqué que sa colère venait aussi du contexte. Selon lui, les pilotes avaient justement échangé quelques jours plus tôt sur la nécessité d’être plus prudents avec ces nouvelles voitures, jugées bien plus sensibles en duel.
Sa frustration reste entière :
“Nous avions parlé entre pilotes du fait qu’il fallait davantage se respecter.”
Puis il lâche la phrase qui résume tout :
“Deux jours plus tard, voilà ce qui arrive, ce qui est inacceptable à mes yeux.”
Avant d’ajouter, très directement :
“Je n’ai vraiment pas apprécié son comportement.”
Alpine sous pression
Franco Colapinto avait expliqué ne pas avoir vu Bearman au moment critique. Une défense qui ne semble convaincre ni son rival ni une partie du paddock. Cette affaire replace aussi Alpine dans une zone de turbulence médiatique, alors que l’équipe cherche déjà à stabiliser son début de saison.
La FIA face au problème 2026
Au-delà du duel Bearman-Colapinto, l’accident relance les critiques sur la réglementation actuelle : gestion énergétique complexe, vitesses de rapprochement extrêmes et situations dangereuses en bagarre. Après Suzuka, la FIA sait qu’elle devra apporter des réponses rapides avant que ce type de scène ne se reproduise.































