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Sylvain Guintoli ne tourne pas autour du pot. Selon l’ancien champion du monde de Superbike, la saison 2026 de Ducati se joue ce week-end à Jerez. Une défaite face à l’Aprilia déchaînée ? Ce serait bien plus qu’un simple coup au moral : ce serait potentiellement la fin des espoirs de titre.

Il y a des Grands Prix qui comptent double. Et puis il y a ceux qui jugent une saison avant même qu’elle ne soit réellement lancée.

Jerez appartient clairement à cette seconde catégorie pour Ducati. Parce que cette fois, il ne s’agit pas seulement de gagner une course. Il s’agit de stopper une dynamique… avant qu’elle ne devienne incontrôlable.

Ce n’est plus un simple sursaut. Ce n’est plus une surprise. Aprilia domine. Trois courses. Trois victoires. Deux doublés. Une impression de maîtrise totale, incarnée par Marco Bezzecchi et Jorge Martin. Et surtout, une supériorité visible en course. Pas marginale. Pas discutable.

Sylvain Guintoli ne prend pas de gants sur Gas it out. « Si Aprilia parvient à gagner à Jerez, Ducati sera en grande difficulté pour le reste de la saison. » Ce n’est pas une exagération. C’est une lecture froide du championnat.

Parce que Jerez, c’est le territoire Ducati. Cinq ans de domination. Une piste qui correspond parfaitement à leur ADN. Un circuit où ils sont censés reprendre le contrôle. Si Ducati perd ici…Alors où gagner ?

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Jerez marquera-t-il une fin de cycle pour Ducati ?

Dans ce contexte, tous les regards se tournent vers Marc Marquez. Trois semaines pour récupérer.

Un circuit qu’il connaît parfaitement. Une capacité unique à élever son niveau sous pression.

S’il y a un pilote capable de renverser la dynamique, c’est lui. Mais cela suffira-t-il face à une moto aujourd’hui supérieure ?

Francesco Bagnaia joue gros, lui aussi. Moins visible. Moins tranchant. Et surtout, confronté à une situation inédite : devoir courir après une Aprilia plus rapide, sur un terrain qui lui était jusque-là acquis.

Ce rendez-vous en Espagne est donc un point de bascule déguisé en simple Grand Prix. Jerez n’est pas une course comme les autres. C’est un test de crédibilité. Si Ducati gagne, la saison est relancée. Si Ducati perd, le doute s’installe durablement.

La vraie question n’est plus de savoir si Aprilia est rapide. C’est de savoir si Ducati peut encore la battre.

Le Grand Prix d’Espagne 2026 sera le juge de paix. Soit Ducati réaffirme sa souveraineté dans son fief, soit nous assistons en direct à la passation de pouvoir officielle vers Aprilia.

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