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Norris

Parti à contre-courant avec des pneus intermédiaires, Lando Norris refuse pourtant de parler d’erreur malgré l’effondrement total de la stratégie McLaren au Canada. Pendant un tour, Norris a semblé intouchable sur une piste humide… avant que le ciel montréalais ne transforme le coup de poker de McLaren en véritable catastrophe.

McLaren

Norris :« pendant quelques minutes, cela semblait presque génial »

Au départ du Grand Prix du Canada, alors que la majorité du plateau choisissait prudemment les pneus slicks malgré un ciel menaçant au-dessus de Montréal, McLaren Racing a décidé de jouer un énorme coup stratégique en chaussant ses deux voitures de pneus intermédiaires.

Et immédiatement, Lando Norris a donné l’impression d’avoir vu juste.

Le Britannique s’est envolé dans les premiers virages du circuit Gilles-Villeneuve avec un niveau d’adhérence largement supérieur à celui de ses rivaux. Après seulement un tour, Norris possédait déjà deux secondes d’avance pendant que les autres pilotes glissaient sur une piste encore humide.

Pendant quelques instants, McLaren semblait avoir trouvé le coup parfait.

Puis la météo montréalaise a brutalement retourné la situation.

La pluie s’est arrêtée presque immédiatement, la trajectoire a séché très vite et les pneus slicks sont soudainement devenus beaucoup plus performants. En quelques tours, le pari audacieux de McLaren s’est transformé en énorme piège stratégique.

Contraint de rentrer prématurément aux stands, Norris a vu sa course basculer avant de finir par abandonner plus tard dans l’épreuve.

Pourtant, le champion du monde en titre refuse de parler de décision absurde.

« Avec le recul, c’était la mauvaise décision », reconnaît-il. « Mais il y avait des raisons valables de tenter quelque chose comme ça. »

Le Britannique insiste surtout sur le fait que le comportement de sa voiture dans le premier tour prouvait que l’idée n’était pas folle. Selon lui, quelques gouttes de pluie supplémentaires auraient totalement changé le scénario.

« Un peu plus de pluie et cela aurait parfaitement fonctionné pour nous », affirme Norris, convaincu que McLaren avait correctement anticipé le faible niveau d’adhérence du départ.

L’équipe britannique comptait également sur un autre facteur : un éventuel chaos dans les premiers tours avec une intervention rapide de la voiture de sécurité. Sur une piste piégeuse et avec un peloton compact, McLaren imaginait qu’un incident pouvait rapidement redistribuer les cartes.

Mais rien ne s’est produit comme prévu.

Pas de pluie supplémentaire. Pas de neutralisation salvatrice. Et finalement, un nouveau week-end frustrant pour McLaren, incapable de transformer son audace stratégique en résultat concret.

À Montréal, Norris est passé du statut de génie tactique à celui de victime des caprices de la météo… en seulement quelques tours.

 

 

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