L’écurie britannique aurait poussé trop loin sa recherche de performance avec une nouvelle position de conduite devenue insupportable pour Fernando Alonso au Grand Prix du Canada.

Aston Martin a voulu gagner quelques millimètres… Alonso a fini par abandonner
Chez Aston Martin, tout semble désormais pensé « by design ». Chaque détail serait calculé, optimisé, peaufiné dans la quête de performance. Mais à Montréal, cette obsession du détail a fini par tourner au casse-tête… jusque dans le siège de Fernando Alonso.
Déjà en difficulté depuis le début de la saison 2026 avec un moteur Honda jugé peu fiable et un rythme inquiétant, l’équipe britannique a connu un nouvel épisode embarrassant au Grand Prix du Canada. Cette fois, le problème n’était ni électronique ni mécanique. Il concernait directement la position du pilote dans la voiture.
Pour gagner quelques précieux points aérodynamiques, Aston Martin a décidé cette saison d’abaisser davantage la position des pilotes dans l’AMR26. L’objectif était clair : réduire l’impact du casque dans le flux d’air et améliorer le centre de gravité. Sur le papier, l’idée paraît logique. En piste, c’est une autre histoire.
Fernando Alonso, pourtant réputé pour sa résistance physique et sa capacité d’adaptation, aurait de plus en plus souffert dans cette nouvelle position très inclinée. Après un bon départ à Montréal, l’Espagnol a rapidement commencé à ressentir une gêne devenue progressivement impossible à supporter.
« Je me sentais de plus en plus mal à l’aise au fil des tours », a reconnu le double champion du monde après son abandon.
Le plus révélateur reste surtout l’aveu de Mike Krack. Le responsable des opérations en piste d’Aston Martin admet que l’équipe est peut-être allée « trop loin » dans cette recherche de position ultra basse. Une phrase lourde de sens dans une F1 moderne où les ingénieurs semblent parfois prêts à sacrifier le confort voire les limites physiques des pilotes pour quelques millièmes de seconde.
Et c’est précisément ce qui rend la situation presque ironique. Quelques heures avant, Aston Martin diffusait encore son message ultra travaillé autour du concept « By Design », expliquant que chaque détail de son projet était pensé avec intention, « brique par brique ». Mais à Montréal, ce fameux souci du détail a surtout mis en lumière une réalité beaucoup moins glamour : l’écurie cherche encore désespérément sa direction.
Car pendant qu’Aston Martin expérimente des positions de conduite extrêmes, les résultats restent catastrophiques. L’équipe pointe au fond du classement constructeurs et Alonso n’a quasiment jamais pu exploiter le potentiel promis cet hiver.
À force de vouloir tout optimiser, Aston Martin donne parfois l’impression de compliquer l’essentiel : construire enfin une voiture compétitive et fiable.










