Mercedes a finalement choisi de tourner la page. L’écurie allemande a officiellement retiré sa demande de révision concernant les pénalités infligées à George Russell lors du Grand Prix de Monaco, mettant un terme à plusieurs jours de controverse autour du résultat de la course.
Monaco restera une cicatrice pour Mercedes
Une audience virtuelle devant les commissaires de la FIA devait se tenir ce samedi afin d’examiner la requête de l’équipe. Mais avant même que les débats ne commencent, Mercedes a décidé d’abandonner sa procédure. Dans un communiqué, les commissaires ont confirmé avoir été informés du retrait de la demande déposée par l’équipe de Brackley concernant les sanctions reçues par la voiture n°63 de Russell.
L’écurie estimait que son pilote avait été injustement pénalisé après plusieurs infractions liées à la vitesse dans la voie des stands. Selon Mercedes, ces sanctions ont coûté à Russell une occasion de se battre pour le podium dans les rues de la Principauté. La situation s’était compliquée lorsqu’un passage supplémentaire par les stands avait été imposé après une exécution jugée incorrecte de la première pénalité, provoquant une chute spectaculaire du Britannique dans le classement. Au terme de l’épreuve, Russell s’était retrouvé hors des points, à une décevante douzième place.
Une erreur reconnue… mais sans conséquence
L’affaire a pris une tournure particulière lorsque les officiels ont reconnu qu’une erreur de mesure provenant des systèmes de contrôle avait contribué aux infractions relevées durant la course. Cependant, les commissaires ont également rappelé une limite fondamentale de leur pouvoir : même en présence d’une erreur identifiée, ils ne disposent pas de l’autorité nécessaire pour annuler rétroactivement des pénalités appliquées pendant le déroulement d’un Grand Prix. Face à cette réalité réglementaire, Mercedes a finalement choisi de ne pas poursuivre le bras de fer.
Dossier clos, frustration intacte
Le retrait de l’appel ferme définitivement le dossier monégasque. Les résultats restent inchangés et George Russell conserve sa 12e place. Pour Mercedes, cette décision permet de se concentrer sur la suite du championnat, même si le sentiment d’avoir perdu de précieux points dans des circonstances controversées risque de laisser des traces pendant encore longtemps.

































