Moto GP
Publié le 23 juillet 2026 • 20:00 par Charlotte Guerdoux

MotoGP, Johann Zarco a changé d’approche : « J’ai compris que je mélangeais trop vie personnelle et vie professionnelle »

Johann Zarco a confié beaucoup travailler sur le plan psychologique depuis le début de l'année afin, entre autres, de mieux gérer sa colère.

Johann Zarco

Tandis que le MotoGP est en pleine pause estivale, Johann Zarco poursuit de son côté sa convalescence, deux mois après s’être lourdement blessé au Grand Prix de Catalogne. Pour rappel, le Français souffrait de lésions aux ligaments croisés antérieur et postérieur, ainsi qu’au ménisque médial, et présentait également une petite déchirure du péroné, au niveau de la cheville.

Il a annoncé ne finalement pas se faire opérer et viser un retour en septembre, mais le chemin est encore long. Tout en continuant de travailler sur sa forme physique, Johann Zarco effectue un important travail psychologique, entamé en début d’année.

Dans un entretien avec la psychologue Elizabeth Clapés, enregistré avant son accident mais diffusé hier sur les réseaux sociaux, il est revenu sur ses principaux axes de travail : la dissociation entre le personnel et le professionnel, et la gestion de sa colère lorsque les Grands Prix ne se déroulent pas comme il le souhaite.

Johann Zarco

« Depuis sept ou huit mois, j’ai eu envie de parler davantage avec un psychologue, mais de sujets généraux, pas de moto, pas juste de travail. J’ai essayé d’aborder des sujets plus personnels, et ça m’a fait du bien. J’ai compris que je mélangeais trop vie personnelle et vie professionnelle. J’ai essayé de les séparer, mais c’est très lié. J’y travaille encore », a-t-il expliqué.

« [Le plus difficile à gérer a été] de ne pas me mettre en colère. C’était mon problème. La plus grande étape a été de réaliser que je voulais une bonne relation avec mon équipe. Se mettre en colère ne t’aidera pas à progresser. Ca va juste te faire ralentir, voire te fera reculer. J’arrive à me contrôler maintenant parce que je ne veux pas détruire ma relation avec les gars. »

« Il n’y a pas que le pilote et la moto », a-t-il poursuivi. « Pour que le pilote et la moto fonctionnent bien ensemble, il y a tellement de choses à prendre en compte. La maturité et l’expérience permettent de comprendre que, une fois que tout ça fonctionne, ensuite tu peux être bien sur la moto. »