Isack Hadjar aurait probablement préféré être installé dans une Red Bull plutôt qu’au bord d’une piste de karting avec une attelle au poignet. Mais puisqu’il faut patienter, le Français a choisi de le faire là où tout commence : auprès des jeunes pilotes.

Hadjar soigne le poignet à Anneville
Absent du Grand Prix des Pays-Bas après s’être blessé au poignet pendant la pause estivale, Hadjar a été aperçu ce vendredi sur le circuit d’Anneville. Photos, autographes, discussions et conseils aux jeunes concurrents : la combinaison Red Bull a été remplacée par le rôle du grand frère du paddock. Avec, détail difficile à manquer, l’attelle toujours bien présente au poignet.
Une petite séance de boxe qui a coûté un Grand Prix
La blessure est aussi frustrante qu’elle est inhabituelle. Hadjar s’est fracturé le poignet lors d’un entraînement de boxe pendant les vacances estivales. Red Bull avait ensuite officialisé son forfait pour Zandvoort, où Liam Lawson l’a remplacé aux côtés de Max Verstappen.
Mauvais timing : le Français restait alors sur sept Grands Prix consécutifs dans les points et occupait la huitième place du championnat. En clair, au moment où sa saison prenait enfin une belle vitesse de croisière, ce n’est ni une Red Bull capricieuse ni un adversaire qui l’a arrêté. C’est un sac de frappe.
Même la Formule 1 aurait eu du mal à inventer scénario plus absurde.
Márquez lui a conseillé de ne surtout pas jouer au héros
Hadjar aurait pourtant envisagé de courir malgré la douleur. Avant de prendre sa décision, il a échangé avec Marc Márquez, dont l’expérience des blessures et des retours précipités est malheureusement considérable. Le champion MotoGP lui aurait conseillé de ne prendre aucun risque inutile, lui rappelant qu’aggraver une blessure peut avoir des conséquences autrement plus sérieuses qu’un Grand Prix manqué. Pour une fois, le pilote de 21 ans a donc accepté de lever le pied. Décision frustrante, mais plutôt intelligente quand on se souvient des années perdues par Márquez à vouloir parfois revenir avant que son corps ne soit vraiment prêt.
À Anneville, Hadjar n’a pourtant pas disparu
Sa présence en Normandie tombe en plus lors d’un week-end particulier. Le circuit d’Anneville accueille du 26 au 29 août la dernière épreuve du Championnat de France Junior ainsi que le premier Championnat de France de Blind Karting, présenté comme une première mondiale permettant à des pilotes déficients visuels de courir de manière autonome grâce à un système spécifique Voir Hadjar s’arrêter auprès de jeunes pilotes, signer des autographes et donner quelques conseils prend donc une dimension plutôt sympathique.
Parce qu’entre deux contrats de plusieurs millions, des simulateurs ultramodernes et des motor-homes qui ressemblent à des palaces, la F1 commence toujours au même endroit : un kart, un casque et l’envie d’aller plus vite que le copain.
Hadjar ne peut pas encore tenir correctement le volant de sa Red Bull.
Mais visiblement, il n’a aucune intention de rester loin des circuits.










