F1
Publié le 2 septembre 2026 • 02:00 par Oléna Champlain

F1 – Robin Räikkönen, 11 ans et déjà courtisé par la F1 : le nom ouvre les portes, le chrono devra les garder ouvertes

À 11 ans, Robin Räikkönen attire déjà les académies de F1. Le fils de Kimi possède le nom… et commence surtout à afficher les chronos.

À 11 ans, certains hésitent encore entre football, console et vélo. Robin Räikkönen, lui, pourrait déjà avoir à choisir une académie de Formule 1. Le fils de Kimi Räikkönen commence sérieusement à agiter les radars des équipes, au point qu’une annonce pourrait intervenir avant la fin de l’année 2026.Évidemment, porter le nom du champion du monde 2007 aide légèrement à se faire remarquer dans un paddock. Mais derrière le patronyme vendeur, les chronos commencent surtout à donner quelques arguments au jeune Finlandais.

Le fils de Kimi Räikkönen attire déjà les académies de F1

Rosato confirme : ça discute déjà

Gino Rosato, parrain de Robin, proche historique de la famille Räikkönen, ancien de Ferrari pendant près de trois décennies et désormais consultant auprès de Red Bull, a confirmé que plusieurs pistes étaient actuellement examinées.

« Nous étudions différentes options. »

Rosato est resté beaucoup moins bavard lorsqu’on lui a demandé si Ferrari pouvait faire partie des candidats. Une discrétion accompagnée d’un sourire et d’une promesse : il espère pouvoir annoncer « une grande nouvelle » avant la fin de l’année. Autrement dit, le carnet d’adresses familial fonctionne. Mais contrairement au scénario facile du « fils de », l’entourage de Robin semble justement vouloir éviter de transformer son nom en passe VIP permanent.

Räikkönen sur le casque, mais pas de passe-droit au volant

Rosato insiste sur un principe assez sain : il faudra choisir le bon programme et le bon environnement, plutôt que l’écusson le plus prestigieux.

« Nous devons faire ce qui est le mieux pour l’enfant. »

Le nom Räikkönen ouvrira forcément quelques portes. Pour Rosato, l’essentiel sera ensuite d’avoir suffisamment de talent pour empêcher qu’elles ne se referment. Et Kimi ne semble pas avoir subitement adopté le costume du père-manager persuadé d’avoir fabriqué le prochain Senna. Depuis que Robin était tout petit, l’ancien pilote Ferrari répétait déjà qu’il voulait avant tout que son fils prenne du plaisir, sans lui imposer chronos ou carrière. La ligne n’a visiblement pas changé. Selon Rosato, si Robin cesse un jour d’aimer la compétition ou si sa progression s’interrompt, Kimi ne chercherait pas à forcer l’histoire.

Le petit Iceman n’est pas seulement photogénique

Reste une question essentielle : est-il réellement rapide ou assiste-t-on simplement à l’emballement traditionnel autour d’un patronyme célèbre ? Quelques résultats commencent à répondre.

En juillet, lors du Rotax Max Challenge International Trophy au Mans, Robin a signé le deuxième chrono des qualifications en Mini Max, à seulement 59 millièmes de seconde de la pole position Quelques semaines auparavant, il avait également réalisé le meilleur temps des qualifications d’une manche Rotax Max disputée à Franciacorta. Et dans le classement publié du Rotax Max Challenge Central Europe 2026, son numéro 191 apparaissait même en tête du MiniMax après les premières manches Bref, le gamin ne se contente pas d’avoir un père champion du monde et une photo sympathique dans un kart.

Rosato résume le personnage d’une formule qui rappellera vaguement quelqu’un :

« Il est calme. Très calme. Et rapide.

Chez les Räikkönen, la communication semble donc être génétique. Pour le pied droit, les premiers indices sont également encourageants.

À 11 ans, une académie n’a plus rien d’extravagant

L’âge peut sembler presque absurde. Pourtant, la chasse aux talents commence désormais extrêmement tôt. McLaren a ainsi recruté cette année Harry Williams à seulement 11 ans, faisant de lui le plus jeune membre de son programme de développement. Andrea Kimi Antonelli avait pour sa part intégré la filière Mercedes à 12 ans. Robin ne bénéficierait donc pas d’un traitement totalement exceptionnel.

S’il rejoint effectivement une filière, le plan évoqué par Rosato reste le parcours classique : karting, puis F4, F3, F2 et éventuellement F1. Beaucoup d’étapes, beaucoup d’années et surtout beaucoup de pilotes très rapides à éliminer avant d’imaginer revoir un jour « Räikkönen » sur une grille de Grand Prix. Et c’est probablement la meilleure nouvelle de toute cette histoire : son entourage paraît justement décidé à ne pas écrire le dernier chapitre avant le premier.

Pour l’instant, Robin a 11 ans, un kart, des chronos intéressants et un patronyme qui fait évidemment lever quelques sourcils dans les motor-homes. Le nom lui donnera l’attention. À lui, désormais, de donner une raison de continuer à regarder.