Moto GP
Publié le 19 septembre 2026 • 22:30 par Nicolas Pascual

MotoGP Autriche J2, Alex Marquez (Ducati Q6/S5) : « Je me suis demandé si je savais encore piloter une moto »

En difficulté malgré une cinquième place lors du Sprint, Alex Marquez livre un constat lucide sur ses problèmes d'adhérence et son manque de sensations.

Autriche Alex Marquez

Malgré des résultats bruts très honnêtes avec une sixième place sur la grille et un top 5 lors du Sprint, le bilan comptable ne masque pas les difficultés d’Alex Marquez en Autriche. En délicatesse avec le comportement de sa monture sur le tracé du Red Bull Ring, le pilote espagnol pointe du doigt l’adaptation aux pneumatiques et le manque de grip arrière. Face à des concurrents directs particulièrement affûtés, l’Espagnol s’accroche mais ne cache pas sa frustration avant la grande explication du dimanche.

Un Sprint éprouvant au guidon de sa machine

Malgré les points récoltés lors de la course sprint, le ressenti reste particulièrement complexe au fil des tours. « Le mot “souffrance” décrit parfaitement notre week-end. C’est difficile de comprendre certaines choses. On a le même sentiment qu’en début de saison en Thaïlande – on avait les mêmes pneus. Tout repose sur la carcasse du pneu et la façon dont Aprilia transmet la puissance au pneu ; ils le font mieux que nous. Il faut continuer à travailler étape par étape ; pour l’instant, ça n’a pas suffi pour rivaliser avec les Aprilia et la KTM de Pedro », explique l’Espagnol pour Speedweek. La quête de régularité est compromise par les réactions imprévisibles de la moto, poussant le staff technique à tenter des ajustements d’urgence. « Oui, car la moto est parfois un peu imprévisible. Nous avons effectué de nombreux changements pour la course sprint, notamment le package aérodynamique. Nous ne faisons généralement pas cela avant le sprint. Cela a mieux fonctionné, mais ce n’était pas suffisant. Nous avons toujours un problème de manque d’adhérence », poursuit-il.

Des problèmes d’adhérence récurrents pour Alex Marquez en Autriche

Depuis les premiers essais de la Practice du vendredi, la gestion de la motricité représente le principal point noir du n°73. « Notre moto est plus performante dans le trafic, mais pour cela, nous avons besoin de plus d’adhérence sur le pneu arrière. Aprilia, quant à elle, peut maintenir une vitesse plus élevée en sortie de virage. Elle est également plus souple à l’accélération. Ce sont des motos différentes, mais nous essayons de résoudre ce problème. Il serait bon de trouver une solution, car nous aurons également ce type de carcasse de pneu en Indonésie », prévient le pilote espagnol, soucieux de faire progresser son matériel.

Autriche Alex Marquez
Photo : Michelin Motorsport

Un manque de plaisir assumé sur la machine italienne

Privé de bonnes sensations sur sa machine, le pilote vit ce rendez-vous comme un véritable défi mental au lieu d’en profiter pleinement. « Zéro, il n’y a pas de plaisir. Je me sens vraiment mal sur la moto. Pendant les qualifications, je me suis dit : “Alex, est-ce que tu te souviens encore comment piloter ?” C’est difficile d’y prendre du plaisir dans ces conditions. On ne peut apprécier la moto que si on est rapide. Si quelqu’un est plus rapide, alors on souffre », conclut l’Espagnol, déterminé malgré tout à trouver des clés d’amélioration pour le Grand Prix.

Selon vous, Alex Marquez parviendra-t-il à régler ses problèmes de motricité pour remonter vers le podium demain ? Dites-le-nous en commentaires !

Résultat du Sprint au Grand Prix d’Autriche MotoGP :

Crédit classement : MotoGP.com

Photo de couverture : Michelin Motorsport