F1
Publié le 24 septembre 2026 • 16:45 par Oléna Champlain

F1 – À Bakou, Russell met tout le monde à distance

Russell domine les deux séances. Antonelli rebondit, Verstappen cherche ses réglages, Aston Martin écope de lourdes pénalités.

George Russell a signé le meilleur temps des deux séances d’essais libres du Grand Prix d’Azerbaïdjan, jeudi 24 septembre. La première lui a surtout offert une place en tête d’un classement encore serré. La seconde a envoyé un message plus net : sur les pneus tendres, le pilote Mercedes a repoussé son équipier Kimi Antonelli à plus d’une demi-seconde. À Bakou, où un freinage manqué peut effacer un tour prometteur, c’est une entrée en matière qui compte. Ce n’est toutefois qu’une entrée en matière.

 Russell : deux séances, deux meilleurs temps.

Lors des EL1, Russell a bouclé son meilleur tour en 1’45’’387. Max Verstappen a terminé à quatre dixièmes, Charles Leclerc à 0’’404 et Lewis Hamilton à 0’’437. Ce quatuor compact contrastait avec une séance autrement désordonnée : Antonelli, un temps le plus rapide en pneus durs, s’est arrêté au virage 7 après avoir signalé un problème hydraulique. Neuf tours seulement, et une cinquième place malgré une séance écourtée. Russell, lui, a profité d’une aspiration dans la longue ligne droite pour établir sa référence

Les rues de Bakou ont aussi distribué leur lot d’alertes. Carlos Sainz a vu ses freins arrière prendre feu dans la voie des stands. Chez McLaren, Oscar Piastri a perdu du temps au garage, tandis qu’un souci de plancher limitait Lando Norris à la quatorzième place. Isack Hadjar, de retour après sa blessure au poignet, n’a parcouru que huit tours à cause d’un problème lié à son groupe motopropulseur. La feuille des temps racontait donc une partie de la séance ; les garages, une autre.

En EL2, Russell a haussé le ton avec un 1’43’’347. Antonelli, revenu en piste après ses ennuis du matin, a pris la deuxième place à 0’’552, devant Verstappen à 0’’827. Leclerc et Hamilton ont suivi à plus d’une seconde ; Norris a fini sixième, Gasly septième, Piastri huitième, Hadjar neuvième et Ocon dixième.

Mercedes a donc placé ses deux voitures aux deux premières places, mais Russell a gardé une avance assez large pour rendre la lutte interne particulièrement intéressante avant les qualifications

Cette deuxième heure n’a pas été tranquille pour autant. Arvid Lindblad a heurté le mur dans le secteur du château, provoquant un drapeau rouge. À la radio, le débutant a reconnu avoir « à peine effleuré » le mur — une nuance dont sa Racing Bulls endommagée se serait volontiers passée. Peu après la reprise, Oliver Bearman s’est immobilisé à son tour. Verstappen, troisième malgré tout, se plaignait du comportement de sa Red Bull sur les bosses :

« Je contrebraque constamment parce que mon train arrière décolle du sol », a-t-il expliqué à son équipe.

Plus loin dans le classement, Aston Martin a vécu une journée franchement coûteuse. Fernando Alonso et Lance Stroll ont dépassé leur quota de plusieurs éléments du groupe motopropulseur :  Alonso et Stroll devront s’élancer de l’arrière de la grille quelle que soit leur qualification. Alonso a en outre vu son roulage des EL2 limité par une fuite d’huile suspectée. Pour l’équipe, les deux séances ont surtout servi à mesurer l’ampleur du travail à accomplir

Russell repart ainsi du jeudi avec le chrono, Antonelli avec une belle remontée après son arrêt, et leurs rivaux avec des questions à résoudre. Les écarts sur un tour donnent une indication sérieuse ; ils ne disent pas encore qui négociera le mieux le trafic, les murs et la course.

Bakou a déjà rappelé aux équipes qu’une voiture rapide ne suffit pas toujours à finir une séance sans histoire.