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Publié le 27 octobre 2026 • 13:30 par Luca Bartolomeo

Interview Moto3, David Da Costa (1/2) : « Le FSBK est une bonne école »

David Da Costa se confie sur les enseignements de sa saison et les défis qui l’attendent en Moto3 en 2027.

David Da Costa
© Red Bull Content Pool

L’an prochain, David Da Costa pilotera pour l’équipe Snipers en Moto3. Mais avant de se préparer à rejoindre les Grands Prix, le Français a fait ses armes sur les circuits du championnat de France. Sacré au niveau national en 2023 en catégorie OGP, le Lyonnais a ensuite poursuivi son apprentissage en ETC, en Red Bull Rookies Cup et en JuniorGP. Pour PaddockGP, il revient sur les enseignements de sa saison et les défis qui l’attendent désormais.

Bonjour David, félicitations pour ta promotion en Moto3 ! Nous avons déjà abordé ta carrière sur PaddockGP (lien ici), tu as notamment construit ton parcours en championnat de France. Que t’a apporté cette étape ?

Le FSBK, c’est une bonne école. Quand j’y étais, il y avait de bons pilotes et nous faisions de belles bagarres. Je pense néanmoins qu’il manque un peu de niveau aujourd’hui, surtout dans les petites catégories. On le voit lorsque des pilotes qui roulent à l’international viennent faire des piges.

Quelle différence as-tu ressentie en passant aux compétitions internationales ?

Cela n’a rien à voir avec l’Espagne. En France, on pouvait perdre une seconde dans un virage en tentant un dépassement un peu chaud, sans que cela change forcément la course, parce qu’on restait dans le groupe de tête. En ETC ou en Espagne, si tu doubles et que tu perds deux dixièmes, le groupe de tête peut déjà partir loin devant toi. Tout est beaucoup plus serré.

si l’on s’en réfère à notre dernier entretien à Carthagène, en début de saison, tu visais des top 10 réguliers en JuniorGP. Quel bilan tires-tu de ton année ?

Les premiers tests ont été assez compliqués. Je pensais qu’il me faudrait vraiment du temps pour m’adapter à la moto. Avec l’équipe, on commençait même à parler de trois week-ends d’adaptation avant de pouvoir obtenir un résultat. Au début de la saison, lors de la première séance, on ne s’en sortait toujours pas. On a essayé un réglage complètement différent, à l’opposé de ce qu’on utilisait jusque-là. De mon côté, je me suis aussi un peu secoué. On m’avait expliqué qu’avec la Honda, si tu ne la brusques pas suffisamment, elle ne fonctionne pas : elle bouge et cela crée des problèmes. C’était exactement ce que je ressentais. Je me suis dit : « Je déconnecte. Si je tombe, je tombe, mais j’essaie. » Finalement, cela s’est bien passé. J’ai immédiatement gagné deux ou trois secondes au tour. On a trouvé une bonne base de réglages, puis, le lendemain, on s’est directement qualifiés pour la Q2. On a terminé le week-end avec une dixième et une treizième place. C’était un bon début.

David Da Costa
David Da Costa © Red Bull Content Pool

As-tu ensuite réussi à maintenir cette dynamique ?

On a toujours été dans les points, sauf à Magny-Cours, où je suis tombé. Pourtant, c’était mon meilleur week-end : j’étais dans les trois premiers pendant les essais, puis septième en qualifications. C’était bien de terminer dans les points, entre le top 15 et le top 10, mais, avec la vitesse que j’avais, nous visions plutôt un podium. En essais libres, j’étais le roi du monde : premier, deuxième ou troisième. Mais, dès les qualifications, je dégringolais et je me retrouvais entre la septième et la quatorzième place.

Tu as travaillé sur ta gestion de la pression ?

Après Magny-Cours, on a eu une pause d’un mois avant d’enchaîner quatre week-ends. J’ai intégré à mon programme une coach qui travaille sur la préparation mentale et la psychologie du sport. Cela a plutôt bien fonctionné : j’ai commencé à mener des courses et je me suis retrouvé en première ligne à Jerez et à Misano en Rookies Cup. Oui, il y avait du mieux, mais pas encore la concrétisation que nous voulions. Il y a eu des circonstances défavorables, des casses moteur… Puis la blessure est arrivée et cela a rendu les choses un peu plus compliquées.

En ce qui concerne la Rookies Cup, entre ta première et ta deuxième saison, dans quel domaine as-tu le plus progressé ?

Au début, j’avais une petite appréhension dans les bagarres. Avant cela, j’avais vécu deux années compliquées, avec beaucoup de blessures provoquées par des accrochages avec d’autres pilotes. J’avais toujours peur que quelqu’un rate son freinage et me percute, même si je fermais la porte. Cette peur s’est un peu effacée. Maintenant, je dois surtout apprendre à mieux m’imposer et à dépasser intelligemment : gagner une place sans en perdre deux derrière. C’est un peu ce qui m’a coûté cette année.

À quel moment as-tu compris qu’une arrivée en mondial Moto3 devenait possible ?

À suivre…

David Da Costa
David Da Costa © Red Bull Content Pool
David Da Costa © Red Bull Content Pool

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