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Nous voilà à la seconde épreuve d’une saison 2018 commencée sur les chapeaux de roues avec un duel à couteaux tirés repris entre Márquez et Dovizioso, au Qatar. La première joute est revenue à l’officiel Ducati qui semble cette fois plus que souffrir en Argentine. Mais la météo incertaine, une piste de Termas de Rio Hondo à l’adhérence changeante, et une grille de départ composée à son sommet d’outsiders de caractère, laissent ouvert tous les pronostics possibles. Surtout avec un Jack Miller sans peur en chef de meute !

Car c’est bien l’Australien à la Ducati Pramac qui trône en haut de la hiérarchie avant le lâcher des fauves. La preuve avec le tableau… C’est le cinquantième départ en catégorie reine du natif de Townsville. La dernière fois qu’un Australien avait réalisé une telle performance, c’était à Phillip Island en 2012 avec Casey Stoner.

C’est la quinzième fois que le monde des Grands Prix fait escale en Argentine. Mais la cinquième, seulement, sur le tracé de Termas de Rio Hondo. Les autres éditions du siècle dernier se sont déroulées du côté de Buenos Aires et seul Valentino Rossi peut en parler… Puisqu’il avait alors triomphé en 250cc en 1998, avant de s’imposer sur le site actuel en 2015 en MotoGP…

Les onze dernières courses ont été remportées soit par une Ducati, soit par une Honda. Aux cinq réalisations de Dovizioso s’ajoutent les cinq succès de Márquez et une victoire de Pedrosa. Johann Zarco de son côté, est sur la première ligne d’un Grand Prix de la catégorie reine pour la sixième fois d’affilée. Le Français a aussi pointé dans les points au terme des dix-huit dernières courses.

A la vue des seuls chronos alignés par Marc Márquez lors des séances d’essais libres, la course semble acquise à l’officiel Honda. Mais ce dernier s’élancera sixième… Sur une piste certes épargnée par la pluie, mais aux plaques d’humidité traîtresses bien présentes qui vont sérieusement compliquer les dépassements.

Le choix des pneus se révèle crucial. Dans une course déclarée « wet », le dilemme est de savoir s’il faut partir d’entrée avec des gommes pour le sec ou tempérer en entamant sa compétition avec des « pluie » avant de rentrer au stand et de prendre sa machine réglée pour un bitume sec. Morbidelli, dès la mise en grille prend déjà sa décision: vingt-deuxième, il décide de partir de la voie des stands en sec.

Une initiative que suit les quatre dernières lignes dès l’entame de l’hymne national, puis finalement le reste du plateau…

Face à cette désertion de masse, seul Miller restant sur la grille, car ayant déjà opté pour les slicks, les officiels décident de retarder le départ… Au grand dam de l’Australien qui aurait pu s’élancer en solitaire, tirant ainsi un avantage maximum de son bon choix initial !

La direction décide de réduire le Grand Prix d’un tour. On se battra donc pendant 24 passages.

Mais pour autant, on ne partira pas avec l’ordre de la grille de départ décidé par les qualifications… Ces rentrées intempestives dans les stands, hors délai, portent en effet à conséquence… Tout le monde partira plusieurs places derrière le pilote Ducati Pramac accroché à sa position de pointe qui n’a jamais aussi bien porté son nom…

Au moment de s’élancer, Márquez cale et rejoint le fond de grille… Miller s’élance en tête devant Pedrosa, Zarco et  …Márquez. Le premier tour est bouclé avec Miller en tête qui résiste à Márquez. Zarco et Pedrosa s’accrochent et l’officiel Honda chute. Mais comment Márquez, qui a calé sur la grille, poussé sa moto pour la redémarrer, a-t-il pu être autorisé à rester sur la piste plutôt que d’être contraint de rejoindre les stands ?

Une question que se pose aussi et enfin les commissaires qui mettent la procédure sous investigation… Après quatre tours, Márquez mène devant Miller, Rins, Zarco et Crutchlow. Dovi est septième et Rossi neuvième. Viñales pointe onzième, Lorenzo, vingt deuxième…

Marc Márquez est rappelé dans la voie des stands pour purger une pénalité après cinq tours accomplis.

Márquez s’exécute et repart dix-neuvième, contraint à une folle remontée… Qu’il commence en alignant les tours en 1’40 soit bien plus d’une seconde de mieux que tout le monde devant. Furieux, il dégage l’Aprilia d’Aleix Espargaró de sa trajectoire sans ménagement… Un véritable attentat. Pendant ce temps, Miller mène devant Rins et Zarco qui roulent avec un soft avant.

En tête, Miller contient comme il peut Rins, Zarco et Crutchlow. Dovizioso, cinquième, est à plus de dix secondes de ce groupe. Márquez est alors douzième. Il est toujours le seul en 1’40 au tour !

A dix tours du but, Dovizioso cède devant les deux Yamaha et se retrouve septième. Rins fait tout ce qu’il peut pour se rendre maître de Miller mais sans succès. Zarco et Crutchlow ne manquent pas une miette de ce duel… Márquez n’est plus qu’à quatre secondes de la cinquième place de Viñales… Et à deux secondes de Dovizioso.

A neuf tours de la fin, Rins prend les commandes. Mais se loupe un tour plus tard et recule quatrième. A ce stade, c’est Crutchlow qui semble le plus véloce de cette bande des quatre en route pour la victoire. Márquez s’offre le scalp de Dovi.

A six tours de la fin, Crutchlow et Zarco haussent le ton pour la gagne. Miller décroche et Rins tente de s’accrocher. Márquez arrive sur les deux Yamaha officielles… Et accroche Rossi qui chute ! À un événement en suit un autre, avec Zarco qui prend les commandes.

Les deux derniers tours sont promis à une guerre entre Zarco, Crutchlow et Rins. C’est l’Anglais qui raflera la mise devant le Français et l’Espagnol. Márquez finit sixième devant Viñales et Dovi. Avant une sanction ? Elle tombe: Márquez dix-huitième. Márquez part s’excuser et se fait dégager de chez Yamaha par Uccio…

MotoGP Argentine Course:

1

Cal CRUTCHLOW 40’36.342 LCR Honda CASTROL

2

Johann ZARCO 40’36.593 +0.251 / 0.251 Monster Yamaha Tech 3

3

Álex RINS 40’38.843 +2.501 / 2.250 Team SUZUKI ECSTAR

4

Jack MILLER 40’40.732 +4.390 / 1.889 Alma Pramac Racing

5

Maverick VIÑALES 40’51.283 +14.941 / 10.551 Movistar Yamaha MotoGP

6

Andrea DOVIZIOSO 40’58.875 +22.533 / 7.592 Ducati Team

7

Tito RABAT 40’59.368 +23.026 / 0.493 Reale Avintia Racing

8

Andrea IANNONE 41’00.263 +23.921 / 0.895 Team SUZUKI ECSTAR

9

Hafizh SYAHRIN 41’00.653 +24.311 / 0.390 Monster Yamaha Tech 3

10

Danilo PETRUCCI 41’02.345 +26.003 / 1.692 Alma Pramac Racing

11

Pol ESPARGARÓ 41’07.364 +31.022 / 5.019 Red Bull KTM Factory Racing

12

Scott REDDING 41’08.233 +31.891 / 0.869 Aprilia Racing Team Gresini

13

Takaaki NAKAGAMI 41’08.794 +32.452 / 0.561 LCR Honda IDEMITSU

14

Franco MORBIDELLI 41’18.403 +42.061 / 9.609 EG 0,0 Marc VDS

15

Jorge LORENZO 41’18.616 +42.274 / 0.213 Ducati Team

16

Álvaro BAUTISTA 41’18.967 +42.625 / 0.351 Angel Nieto Team

17

Thomas LUTHI 41’19.692 +43.350 / 0.725 EG 0,0 Marc VDS

18

Marc MARQUEZ 41’20.202 +43.860 / 0.510 Repsol Honda Team

19

Valentino ROSSI 41’28.424 +52.082 / 8.222 Movistar Yamaha MotoGP

20

Karel ABRAHAM 41’40.286 +63.944 / 11.862 Angel Nieto Team

21

Xavier SIMEON 41’46.486 +70.144 / 6.200 Reale Avintia Racing

Bradley SMITH 29’19.28 Red Bull KTM Factory Racing

Aleix ESPARGARÓ 22’32.967 Aprilia Racing Team Gresini

Dani PEDROSA 00’00. Repsol Honda Team

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