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C’est à Suzuka que lors des ultimes tours Étienne et ses coéquipiers Gregg Black et Vincent Philippe ont connu la cruelle désillusion de voir le titre mondial leur échapper quand la victoire aux 8 Heures revint de peu en fin de course à la Kawasaki de Johnny Rea, Leon Haslam et Toprak Razgatlioglu, quand la Yamaha d’Alex Lowes, Michael van der Mark et Katsuyuki Nakasuga a été un instant sacrée par erreur.

Le Team SRC Kawasaki France remportait le titre de Champion du Monde avec Jérémy Guarnoni, Erwan Nigon et David Checa. Cette saison, le Suzuki Endurance Racing Team prenait une superbe revanche dès le Bol d’Or, en étant le seul à éviter l’accident collectif qui éliminait sur incendie les trois motos officielles de Kawasaki, de F.C.C. TSR Honda France et du YART-Yamaha. Un excellent parcours allait ensuite permettre au Suzuki Endurance Racing Team, 3e des 24 Heures Motos avec Étienne Masson, Gregg Black et Xavier Siméon, d’être leader du Championnat du Monde avec 127 points devant  le F.C.C. TSR Honda France (avec Josh Hook, Freddy Foray et Mike di Meglio) et ses 87 points. Venaient en troisième position Marvin Fritz, Niccolò Canepa et Karel Hanika pour le YART avec 82, le BMW Motorrad World Endurance Team (Kenny Foray, Ilya Mykhalchyk et Markus Reiterberger) également avec 82, puis à la cinquième place l’équipe Webike SRC Kawasaki France Trickstar qui réalisait une très belle opération au Mans. La 2e place de Jérémy Guarnoni, Erwan Nigon et David Checa lui assurait la cinquième place provisoire avec 80 points.

Comment Étienne Masson, désormais coéquipier de Gregg Black et Xavier Siméon au sein du SERT, envisage-t-il les 12 Heures d’Estoril ?

« Je pense qu’il va surtout falloir bien gérer le Championnat, et ne pas vraiment jouer la course. Bien sûr, s’il est possible d’aller chercher un bon résultat, on n’hésitera pas à le faire. Mais le plus important pour nous est quand même de décrocher ce titre qui nous a échappé de si peu l’année dernière. »

« Il va donc falloir garder cela en tête tout au long de la course et ne pas commettre d’erreur. Il nous faudra être bon au ravitaillement, mais pour cela je fais confiance à l’équipe. »

« Et pour nous les pilotes, à nous de faire notre boulot le mieux possible sans faire de bêtise, donc je suis assez confiant, même si très peu de personnes connaissent le circuit. Il faudra travailler correctement et intelligemment. »

En tête du Championnat du Monde depuis la première épreuve au Bol d’Or, le SERT et toi-même êtes-vous satisfaits de votre troisième place du Mans ?

« Oui, car on peut difficilement être déçus, même si la deuxième place était à notre portée. Mais comme je viens de le dire, le but pour nous est vraiment le Championnat. La Honda était de toute façon trop vite pour nous, et dans les conditions qu’on a eues, on n’était pas à 100% à l’aise. »

« Je suis sûr qu’on loupe la deuxième place de peu, mais une troisième position au vu des conditions et au vu des incidents de courses qui ont eu lieu tout au long de l’épreuve, je pense qu’on peut être légitimement suffisamment satisfait. »

Pour l’ensemble des concurrents du mondial, les 24 Heures ont-elles été un des éléments décisifs de ce Championnat du Monde ?

« Oui, je le pense, parce qu’il y a eu le tournant du Championnat avec la BMW qui est partie à la faute juste avant la fin, et qui du coup s’est pénalisée en vue du Championnat. »

« Mais on a vu, comme l’année dernière au Japon, que tant que le drapeau à damier n’a pas été abaissé, jusqu’à la dernière seconde tout peut encore arriver. »

« Il faut rester concentré car rien n’est fait avant la ligne d’arrivée et je fais confiance à l’équipe pour nous amener une moto fiable et performante, ainsi qu’à mes coéquipiers pour faire le boulot correctement aussi. Il n’y a pas de raison que ce Championnat nous échappe. »

L’ajout des 12 H d’Estoril en fin de Championnat cette année a-t-il été une bonne chose ? Le SERT s’en serait-il bien passé, avec une finale au Mans, par exemple ?

« Non, je ne le pense pas. Il est certain que, vu le contexte actuel, tout le monde est content de faire des courses, forcément. On est satisfait de faire le plus de courses possibles. Mine de rien, si on ne fait que très peu de courses, c’est toute l’industrie de la compétition qui en pâtit. »

« Il est important pour nous de rouler, important de montrer aux partenaires qu’on court et que pour l’année prochaine il faudra compter sur nous pour être toujours au rendez-vous. »

« Après, on a vu qu’il y a des équipes comme Honda qui sont arrivées avec une nouvelle moto qui dès le début a été performante. Pour nous, ce n’est pas plus mal, parce que ça nous montre qu’il va nous falloir travailler très dur cet hiver pour essayer de combler cet écart. C’est donc une bonne chose pour notre équipe que d’aller à Estoril. »

La configuration d’un circuit comme celui d’Estoril est-elle favorable à la Suzuki, pour ce qui est du tracé, de la météo fin septembre, des conditions générales, et de l’adaptation aux motos des adversaires ?

« Pour être honnête, je ne connais pas du tout le circuit parce que je n’ai jamais posé mes roues dessus. J’y suis allé l’année dernière pour encadrer un petit jeune qui roulait en European Talent Cup. »

« J’ai pu voir que le circuit était assez diversifié au niveau des virages. On a déjà amélioré notre moto avec des mises à jour que le Japon nous avait envoyées pour les essais du mois de juillet au Mans, qu’on a d’ailleurs utilisées lors des 24 Heures. »

« Il est certain que notre moto sera compétitive et qu’il faudra être au rendez-vous le jour de la course. »

Vidéo : Les ralentis des dernières 24H

Photos © Suzuki Endurance Racing Team

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