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Deuxième du Grand Prix d’Autriche derrière George Russell, Max Verstappen estime que Red Bull progresse, mais prévient que les prochaines évolutions de la RB22 pèseront lourd dans sa décision de poursuivre l’aventure après 2027.

2ème marche du podium pour Verstappen 

Max Verstappen a quitté Spielberg avec des sentiments partagés. Sur le plan sportif, le quadruple champion du monde a décroché une solide deuxième place derrière George Russell après avoir signé l’une de ses courses les plus convaincantes de la saison. Mais en coulisses, c’est surtout son avenir chez Red Bull qui continue d’alimenter les discussions.

Sous contrat jusqu’à la fin de la saison 2028, le Néerlandais refuse pourtant de considérer son futur comme acquis. Pour lui, les résultats et la capacité de Red Bull à retrouver son statut de référence mondiale seront déterminants.

Les rumeurs ne l’intéressent pas

Interrogé sur les spéculations l’envoyant chez McLaren après la diffusion d’images circulant sur les réseaux sociaux, Verstappen a balayé le sujet avec ironie.

« Cela ne m’apporte rien et je n’y prête aucune attention. Aujourd’hui, avec l’intelligence artificielle, on peut faire dire ou montrer n’importe quoi. »

Son entourage continue d’affirmer que la priorité reste de poursuivre avec Red Bull, mais à une condition : disposer d’une monoplace capable de jouer les victoires.

L’Autriche apporte de l’espoir… sans masquer les limites

Le Grand Prix disputé à domicile pour Red Bull a offert quelques motifs d’encouragement. Les nouvelles pièces introduites ce week-end semblent avoir permis à la RB22 de franchir un cap, même si l’écart avec Mercedes demeure.

« La plupart des évolutions ont fonctionné comme prévu. Il reste encore quelques détails à analyser, mais nous avons fait un pas dans la bonne direction. »

Malgré sa deuxième place, Verstappen reste lucide.

« Nous sommes encore derrière. Il faudra attendre les prochaines courses pour savoir si nous pouvons réellement réduire l’écart. »

Cette analyse rejoint celle de Laurent Mekies et de Pierre Waché, qui reconnaissent que le programme de développement est loin d’être terminé.

La pression monte chez Red Bull

Depuis plusieurs mois, Red Bull traverse une période inhabituelle. Entre les problèmes de fiabilité, les erreurs opérationnelles et un développement plus complexe que prévu, l’équipe n’affiche plus la domination qui faisait sa force. L’incident technique ayant provoqué la sortie de piste de Verstappen en qualifications en Autriche, reconnu par l’écurie, est venu rappeler que chaque détail compte désormais dans la lutte contre Mercedes. Le plafond budgétaire complique encore davantage la tâche. Chaque évolution doit produire des gains immédiats, ce qui réduit considérablement la marge d’erreur.

Avec son humour habituel, Verstappen a lancé un message à son équipe. « Il reste encore des choses à venir. Sinon, ils n’auront qu’à réduire le budget restauration ! »

Un pilote usé par une saison mouvementée

Le quadruple champion du monde reconnaît également que cette campagne est l’une des plus éprouvantes de sa carrière.

« Il s’est passé tellement de choses cette année… À la fin de la saison, je vais peut-être partir deux mois au Tibet pour retrouver un peu de calme. »

Avant d’ajouter avec le sourire :

« La plupart du temps, je dois compter jusqu’à dix… parfois même jusqu’à cent. »

Les prochains mois seront décisifs

La deuxième place obtenue en Autriche confirme que Red Bull reste capable de jouer les premiers rôles. Mais elle ne suffit pas à rassurer totalement Verstappen.

Le Néerlandais attend désormais de voir si les prochaines évolutions permettront à son équipe de revenir durablement au niveau de Mercedes. Son contrat court jusqu’en 2028, mais son message est limpide : rester dépendra avant tout de la compétitivité de Red Bull.

 

 

 

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