pub

Les chiens ne font pas des chats !

Si Midori Moriwaki arbore devant les objectifs un sourire aussi charmant que féminin, ne vous y fiez pas : elle sait aussi gérer d’une main de fer les affaires qu’on lui confie, ainsi que les siennes, en l’occurrence le team satellite Honda de Superbike MIE Racing, les trois lettres signifiant «Midori International Engineering».

Il faut dire que, niveau gènes, la dame à de qui tenir, son grand-père n’étant autre que le légendaire Hideo « Pops » Yoshimura, et son papa Mamoru Moriwaki (voir son histoire ici).

Autant dire que des motos de course, Midori Moriwaki en a vues dès sa naissance. Elle a d’ailleurs pris la tête du département compétition de Moriwaki Engineering Co., Ltd dès l’âge de 21 ans.

Depuis plus de deux décennies, elle a ainsi fait courir une multitude de pilotes, de Toni Elias quand il a été champion du monde en Moto2 à aujourd’hui Takumi Takahashi en WorldSBK, en passant par le championnat Superbike japonais All Japan et la coupe Moriwaki au Royaume-Uni.

Alors, quand la semaine dernière, Genesio Bevilacqua, le patron d’Althea, lui a signifié que, faute de résultats, il quittait l’aventure, il n’a pas fallu bien longtemps, en fait deux jours, pour que Midori Moriwaki trouve un camion et des ingénieurs afin d’être prête pour la deuxième manche d’Aragón.

Et, superbe pied de nez aux Italiens déçus, la dame en a profité pour juste révolutionner le petit monde de la compétition moto en introduisant des panneaux de box numériques : dans le plus pur style de ce que l’on voit à Tokyo, les habituelles simples tôles d’aluminium décorées aux couleurs des sponsors sont maintenant remplacés des écrans numériques géants faisant défiler les logos ou les images que l’on veut.

Très impressionnant !

Gageons que l’idée fera tâche d’huile prochainement en MotoGP…