Pecco Bagnaia est parti de la première ligne de la grille de départ du Grand Prix des Pays-Bas partagée avec les deux officiels Yamaha, et il a d’entrée tenté sa chance. Au vu des essais libres et des qualifications, la seule carte qu’il pouvait jouer était de se porter en tête et de casser le rythme des M1, et surtout celle de Fabio Quartararo. Un plan parfaitement décliné mais impossible à maîtriser tant la pression du Français a été forte. L’Italien en est parti à la faute jusqu’à subir une sanction. Celle-ci accomplie, une autre course commençait pour le pilote d’usine Ducati…

Pecco Bagnaia a tenté de tenir tête à Fabio Quartararo, mais au contraire d’un Johann Zarco qui a géré d’abord ses forces, l’officiel Ducati est allé au-delà des siennes. L’Italien n’est certes pas à blâmer pour son manque d’engagement après cette joute à Assen. Au contraire : il en a exagéré, en dépassant plus de trois fois les limites de la piste. Ce qui lui a logiquement valu la pénalité du « long lap »qui lui a coûté la chance d’un podium.

L’élève modèle VR46 a pris la chose avec sportivité : « si vous obtenez une pénalité, c’est correct dans la grande majorité des cas. Il y a des règles et il faut les respecter. Je ne voulais pas laisser Fabio s’échapper aujourd’hui et j’en ai exagéré » dit-il. Pendant cinq tours, Francesco “Pecco” Bagnaia avait ainsi farouchement résisté, mais il a ensuite dû lâcher Fabio Quartararo. L’Italien a alors tout fait pour garder Takaaki Nakagami et le peloton derrière lui : « le problème était alors de ne plus refaire la même erreur après la pénalité » précise l’équipier du Miller qui a abandonné. « J’ai eu Marc Marquez dix tours derrière moi, qui a poussé comme un fou pour passer. Ce n’était pas facile », a reconnu Pecco, qui a franchi la ligne d’arrivée en sixième place devant le pilote Repsol Honda.

Il revient sur la sanction : « deux des cinq fois où j’ai touché le green, c’est parce que le déplacement d’air m’a poussé un peu sur le green. Cela reste toujours de ma faute. Parce que quand je sens et vois ça, j’aurais dû couper les gaz. Mais cela aurait signifié peut-être perdre une place ou ne pas pouvoir contrer une manœuvre de dépassement. J’ai essayé. C’était mon erreur et je me suis excusé auprès de l’équipe », a ajouté le pilote de la GP21 rouge.

Pecco Bagnaia gab alles, um an Fabio Quartararo dranzubleiben

Bagnaia : “les Yamaha étaient trop rapides pour nous, mais j’ai tout donné”

« J’étais certainement très à la limite, j’ai dû serrer les dents, surtout dans le dernier secteur. Il était assez clair que la Yamaha et la Honda avaient un avantage au virage 12. On a réussi à être compétitif sur le reste du parcours, mais là on a vraiment trop perdu », a analysé le pilote de 24 ans. « Je pense que sans la pénalité, le maximum aurait été la troisième ou la quatrième place. Nous savions que ma course d’aujourd’hui consistait davantage à me défendre. Les Yamaha étaient trop rapides pour nous aujourd’hui. Mais j’ai tout donné ».

“Pecco” qui part en vacances avec un désavantage de 47 points sur Quartararo et se trouve en troisième position au classement général provisoire. Devant, il a son collègue de marque Zarco à 11 longueurs tandis qu’il est à présent suivi par Mir et sa Suzuki, qui a profité de l’abandon de Miller pour éviter que la chasse au leader français soit seulement l’apanage du clan Ducati.

Bagnaia termine en rendant hommage au vainqueur d’Assen, qui signait par la même occasion son quatrième succès cette saison : « je ne pense pas qu’il y ait de meilleure moto qu’une autre, elles sont toutes bonnes pour chaque tracé. Il y a cependant celui qui est le plus fort sur certaines pistes, celui qui est le plus fort dans d’autres. Pour le moment, la moto la plus régulière semble être la Yamaha avec 5 victoires sur 9 courses mais je pense que la différence est Quartararo qui roule à haut niveau et parvient toujours à faire de belles courses ».

Bagnaia Assen

MotoGP Assen J3 : classement

Crédit classement motogp.com