S’il en est un qui avait toutes les raisons d’être déçu de l’annulation du Grand Prix d’Australie, c’est bien Johann Zarco. Il avait en effet réalisé sa deuxième meilleure qualification de l’année samedi, en décrochant la troisième place sur la grille, et avait effectué son meilleur début de course en se maintenant dans le groupe de tête, avant de connaître un problème électronique sur sa Honda, qui l’avait contraint à abandonner.
Néanmoins, la pluie prévue s’annonçait comme une alliée de taille, le Français étant connu pour son agilité sur le mouillé et dans les conditions mixtes. Après avoir remporté son tout premier Grand Prix en MotoGP sur ce même tracé de Phillip Island en 2023, il pouvait entrevoir de belles perspectives de résultat avec un podium clairement à sa portée.
Aussi, la déception était de mise au moment de l’annonce de la Direction de course, mais Johann Zarco a surtout ressenti de la nostalgie à l’idée de ne plus fouler ce circuit mythique puisqu’il disparaîtra du calendrier l’an prochain, et a tâché d’en profiter lors des tours d’honneurs effectués par tous les pilotes.

« Il y avait un petit côté émouvant avec la parade, parce que j’ai pensé à me dire ‘c’est la dernière fois qu’on fait un tour sur cette belle piste’ alors, mine de rien, il s’agissait de saluer un peu le public pour leur dire au revoir. Ça a un petit côté spécial mais, voilà, c’est comme ça. Après, c’est les risques de faire une course ici en Australie au mois d’octobre », a-t-il déclaré au micro de Canal+, relativement fataliste.
« On a toujours eu des problèmes de météo ici. Chaque année, il y a souvent eu des retards, des séances annulées, décalées à cause de la météo. C’est vrai que si on pouvait courir en début d’année lorsque c’est l’été en Australie, on n’aurait pas ces soucis. Mais pour ça, il y a d’autres facteurs qui entrent en compte lorsque l’organisation d’un calendrier se fait. »




